lundi 26 juin 2017

La Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour, de Victor Hugo,

Dans une contrée germanique du Moyen-Âge, le beau Pécopin et la belle Bauldour s’aiment d’un amour partagé et leurs pères les ont fiancés. Grand chasseur, le jeune homme est souvent absent et sa belle, grande fileuse, se désennuie auprès de sa quenouille en attendant que le mariage les unisse pour toujours. Mais alors qu’approche le jour des noces et que tous les deux s’en réjouissent, dans une clairière Pécopin rencontre un comte et sa troupe de cavaliers : éblouis par son talent de chasseur, ils l’enrôlent pour une longue aventure loin de la belle Bauldour.
Quatrième de couverture par Le Livre de Poche.
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J’adore le Moyen-âge, j’adore le XIXème siècle, j’adore Victor Hugo. Alors un texte qui réunit ces trois passions, ça donne quoi ? Une excellente lecture.
Victor Hugo a écrit La Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour dans un double-esprit : parodier les textes médiévaux et leur rendre hommage. Comme ceux d’aujourd’hui, les lecteurs du XIXème avaient perçu le côté un peu burlesque des légendes du Moyen-âge, mais les romantiques tenaient ces récits ancestraux en haute estime, et Victor Hugo laisse deviner un certain attachement également.


Outre le talent d’imiter la narration du XIIème siècle tout en modernisant son histoire, Victor Hugo, comme à son habitude, démontre un humour déconcertant (surtout quand on le compare avec toutes les photos qui le montrent avec sérieux, voire morosité) : La Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour fait rire, réjouit mais ne pousse pas à la moquerie. C’est vraiment un texte qui séduira les médiévistes, adeptes des amours courtois, jusqu’a satisfaire les passionnés du XIXème et de Victor Hugo, même si cela nécessitera une lecture plus profonde.

Une excellente lecture où je ne me suis pas ennuyée une seule fois, avec une fin renversante. La Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour est aussi surprenante que celles, plus anciennes, qui ont bercé notre enfance et avec un charme unique, unique car capable d’associer deux époques totalement différentes.


             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Malgré la renommée de l’auteur, La Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour est très peu connue : pourtant publié de son vivant et sans être rattaché à un recueil, cette parodie du Moyen-âge est certainement l’une des (rares) œuvres de Victor Hugo où les articles sont assez rares (et pas une seule fois mentionnée sur la page Victor Hugo de Wikipédia).
• Comme la majorité des œuvres publiées au XIXème siècle, vous pouvez trouver La Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour gratuitement sur internet. Le texte est assez court, donc c’est moins fastidieux à lire que tout Notre-Dame de Paris sur une page web, n’hésitez pas !


jeudi 22 juin 2017

L'Homme Invisible, d'H. G. Wells,

C’est un drôle de client qui s’est installé à l’auberge de Mme Hall ! Vêtu d’un grand chapeau, de lunettes noires et recouvert de bandages tout autour de la tête, l’inconnu s’est enfermé dans sa chambre avec des dizaines de petites bouteilles remplies de poudre et de liquides divers.
Que prépare-t-il ? Une chose est sûre, les villageois sont loin d’être rassurés !
Quatrième de couverture repris sur LivrAddict.
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Petite, j’étais fascinée par le vieux film de L’Homme Invisible datant de 1933 : cet homme recouvert de bandages, habillé de son propre mystère intrigue. Il attire alors que son caractère abject repousse. Je me souvenais de cette impression, mais seulement vaguement. Et comme le film a totalement déserté ma mémoire, j’en ai donc profité pour redécouvrir cette histoire avec la plume du créateur, celle d’H. G. Wells.

Malheureusement, la première chose que je déplore est justement cette plume : je ne sais pas si elle vient de la traduction (qui n’est pas toujours fameuse dans les œuvres libres de droits que l’on peut trouver gratuitement sur le net), mais j’ai trouvé certains passages brouillons, d’autant plus que les scènes de lutte sont nombreuses, ce qui n’aide pas, et une absence totale de charme… Pas de descriptions d’environs, pas d’atmosphère, pas d’efforts littéraires notables. Des articles de journaux sont écrits avec plus de cœur…

Par contre, L’Homme Invisible s’inscrit parfaitement dans les prémices de la science-fiction. Et puis, quitte à avoir une écriture chirurgicale, autant aller dans le détail qui frôle la science. Je ne m’attendais donc pas à avoir une explication sur le comment devenir invisible, et pourtant, Wells s’y risque, rappelant les découvertes atomiques qui ont marqué son siècle ! Un bel effort d’imagination et, comme le veut le genre, on en vient à se demander durant la lecture si ce phénomène ne serait pas effectivement possible ?


Le film a fait de ce scientifique une des icônes « monstrueuses » d’Hollywood au début du XXème siècle, mais L’Homme Invisible n’est pas un roman effrayant, j’en attendais malheureusement trop sur sa capacité à faire frissonner. Cette nouvelle a plutôt tendance à heurter, non à faire frémir : le scientifique agace et offense, mais il aurait pu être encore plus terrifiant (être attaqué par une chose invisible, voilà de quoi perturber).

C’est tout de même une lecture que je tenais à faire avant de revoir le film de 1933 et je ne la regrette pas malgré tout.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Aujourd’hui, c’est surtout le film de 1933 qui est connu, à l’instar du Dracula de 1931 avec Bela Lugosi ou le Frankenstein de la même année avec Boris Karloff : Griffin rejoint donc les fameux Universal Monsters. Et entre nous, je le trouve bien plus charismatique dans cette adaptation que dans la nouvelle d’origine.









mercredi 7 juin 2017

Héros ou Couple inoubliables [20],

              

Organisé par Cassie56, le rendez-vous hebdomadaire Héros ou Couple Inoubliables permet de laisser une trace, un article à propos d’un personnage héroïque ou d’une romance qui vous a marqué, ému ou ravi en répondant à trois questions.
Aucun jour n’est fixé, mais j’ai opté les mercredis pour mon blog.






    → Pourquoi ce couple ?
Car j’ai vraiment été touchée par ce couple durant ma partie : l’émotion vient en grande partie de la musique The Poet and The Muse, et je tenais à les inscrire dans les couples inoubliables.
    → Est-ce le couple principal ?
Pas vraiment : le couple principal est celui entre Alan et Alice Wake, mais enfin, j’ai nettement préféré ce couple en arrière-plan.
    → Quel aspect particulier de la relation vous a tant plu ?
Le côté clair-obscur de ce couple : avec The Poet and The Muse, on comprend tout l’amour qui liait Thomas et Barbara. Le fait qu’ils se retrouvent séparés non pas à cause de la mort (puisque Barbara meurt en se noyant) mais des pouvoirs occultes du lac ne brise pas leur relation : Barbare représente l’ombre, la noirceur, Thomas représente la lumière, l’éclat qui trouble presque. Et comme on se rend compte à la fin du jeu : ces deux forces sont complémentaires, elles ont besoin de l’une et de l’autre pour exister. Comme pour un couple.
Et j’ai trouvé ce contraste personnifié très beau.

(Et puis, je n’oublie la dame à la lumière, amoureuse de Thomas Zane, celle qui est devenue folle avec la nuit)