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jeudi 18 janvier 2018

Le Portrait du mal, de Graham Masterton,

Ils étaient prêts aux pires atrocités pour conserver l’éternelle jeunesse. Un portrait de douze personnages au visage en décomposition... La toile est l’œuvre d’un certain Waldegrave, ami d’Oscar Wilde et passionné d’occultisme, mais elle est sans valeur et plutôt médiocre. Alors pourquoi la mystérieuse Cordelia Gray veut-elle à tout prix s’en emparer ? Quel est le secret du portrait ? Qui sont ces douze personnages ? Vincent Pearson, l’actuel propriétaire du tableau, découvre un lien entre cette œuvre démoniaque et une série de meurtres particulièrement abominables qui secouent la Nouvelle-Angleterre depuis quelques mois.
Quatrième de couverture par Milady.
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« — Mon grand-père a dit que si nous [gardions ce tableau] en notre possession, il protégerait notre famille. Et si c’est ce que mon grand-père pensait, cela me va parfaitement.
— Mais vous n’y croyez pas vraiment, allons !
— Cessez de me psychanalyser. Vous voulez une prime pour Noël, oui ou non ? »
P. 47

Séduite par Walhalla cet été, j’étais prête à remettre le couvert avec Graham Masterton qui s’affirme comme un des maîtres de l’horreur. Moins convaincue par l’histoire du portrait maudit que par celle de la demeure hantée, j’ai quand même apprécié Le Portrait du mal.

Malgré une couverture macabre et un genre qui séduit les amoureux d’épouvante, Le Portrait du mal est un roman assez soft qui se place entre l’horreur et l’enquête surnaturelle. La part policière est assez importante et contrebalance, ne faisant pas de ce livre une plongée en enfer : l’ambiance glaciale, loin du Noël magique, et les décors luxueux, couverts de peintures victoriennes, n’inspirent pas distinction et classe mais vieilleries d’un autre temps qui aurait dû s’effacer.
Masterton reprend des éléments classiques pour donner tout à fait autre chose. C’est dommage que ces efforts au niveau du cadre effacent l’essentiel : le thème du roman. Dans la même veine que Le Portrait de Dorian Gray, l’auteur joue avec l’opposition entre un portrait qui résistera aux assauts du temps et des excès et le modèle de chair et de sang qui subira le poids des années. La quête de la jeunesse et de la beauté parfaite n’est pas loin, promettant un récit fascinant mais… Le Portait du mal se révèle un peu fade, à côté, par exemple, de Coldheart Canyon de Clive Barker qui traitait du même sujet, Graham Masterton explore moins la dimension humaine, ce qui est dommage.

En plus de cette timidité concernant le thème, le roman finit par devenir brouillon à partir de la moitié : des longueurs cassent le rythme et les points forts sont au contraire trop faibles pour marquer l’esprit. C’est dommage et même si le surnaturel ne demande pas forcément d’explications afin de conserver le mystère et la peur, Masterton est bien trop vague, laissant le lecteur sur sa faim.


Les personnages par contre sont surprenants et intéressants
: un policier qui doit changer ses convictions, une famille qui tente de survivre comme des tigres, un collectionneur tiraillé entre les souhaits de ses ancêtres et l’avenir de sa famille… J’ai beaucoup aimé Cordelia Gray et ses surprenants petits… cadeaux, laissés à ses victimes.
Si vous avez peur des insectes, Le Portrait du mal vous donnera des frissons.

Sans oublier la conclusion qui laisse un agréable goût amer : je me doutais de cette fin et ce n’est donc pas la surprise qui marque, mais l’horreur qui hante jusqu’aux dernières pages, jusqu’aux derniers mots, laissant songeur une fois le livre refermé (ou la liseuse éteinte, dans mon cas).

Un bon roman d’horreur donc, mais pas le meilleur de Masterton et pas le meilleur sur le thème. Le Portrait du mal reste un honneur sympathique à Oscar Wilde mais j’aurais aimé un récit plus développé.

« Vincent ne fut pas certain d’avoir vraiment entendu le cri. Il semblait lui avoir été transmis par les os de son visage. C’était un hurlement hideux, horrifiant, un hurlement de terreur, de souffrance et de désespoir absolu. C’était le hurlement d’un homme broyé par sa propre épouvante. »
P. 242 – 243


             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Si les peintures et les peintres mentionnés existent bel et bien, il va de soit que le portrait peint par Waldegrave et ce peintre-lui-même soient fictifs… quoique…


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mercredi 27 décembre 2017

Fangirl, de Rainbow Rowell,

Cath est fan de Simon Snow.
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow...
Mais pour Cath, être une fan résume sa vie – et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa sœur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c’est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère.
Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l'univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.
La sœur de Cath s’est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s'en passer. Elle n'en éprouve pas l'envie.
Maintenant qu'elles sont à l'université, Wren a annoncé à Cath qu'elle ne voulait pas qu'elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d'écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots...
Mais elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n'a jamais vraiment été seul.
Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s’habituer à cette nouvelle vie ?
Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Écrire ses propres histoires ?
Et veut-elle vraiment grandir si c’est synonyme d’abandonner Simon Snow ?
Quatrième de couverture par Castelmore.
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J’ai entendu beaucoup de bien de ce livre, vraiment. Et j’étais très heureuse de le commencer. Mais après une cinquantaine de pages, la magie ne prenait toujours pas et elle n’a jamais pris.
Fangirl me fait penser à une sorte de sitcom basique qui présente un condensé de clichés, une série feel good pour donner le sourire (même si j’ai, de mon côté, multiplié les soupirs agacés). Et je reproche énormément de points à ce roman que je voulais pourtant apprécier…

Cath déjà. Cath est une jeune étudiante quand elle a le comportement d’une collégienne et, si elle doit représenter les communautés d’internet et les geeks, je trouve cette égérie très réductrice. On ignore si elle souffre vraiment de phobie sociale tant le trouble est mal représenté dans Fangirl : l’auteure la dote tantôt d’une timidité maladive, tantôt d’un handicap réel.
Ce trouble pauvrement amené (et qui sert surtout les retournements de situation prévus par l’auteure) l’amène presque à devenir une Mary-Sue (le terme apparaît dans Fangirl, je me permets de le reprendre) : Cath est l’auteure de fanfics de Simon Snow la plus populaire d’internet, elle est canon (puisque sa sœur jumelle l’est), elle se fait remarquer par une enseignante, auteure publiée, à cause d’un talent littéraire qui ne demande qu’à apparaître, elle a des problèmes de santé mentale (paraît-il) mais s’en sort quand Dieu le veut… Même la fin de Fangirl va dans ce sens en occultant beaucoup de parties qui méritaient d’être exploitées et en faisant de ce personnage un modèle.

Car le plus gros souci de Fangirl est là : des thèmes très intéressants, un traitement quasi-inexistant. Déjà l’alcoolisme chez les jeunes, qui est assez vite écarté finalement, sans connaître de conclusion. Les fanfics peuvent-elles être une branche littéraire ? J’avoue que j’ai lu peu de fanfics mais j’en ai écrit une flopée et j’ai toujours vu cet exercice comme étant enrichissant quand il est bien mené. Sauf que Rainbow Rowell adopte un silence agaçant pour cette question : elle ne défend pas les fanfics, n’explique pas la richesse de ces histoires, ne développe pas clairement ce que les fanfics ont apporté à son héroïne.
Et puis sérieusement : Magicath, nom de plume de Cath, est méga populaire mais ne s’implique pas plus dans le monde virtuel ? Je ne me souviens pas qu’internet était si pauvre… Elle rencontre bien une fan à un moment mais aucune suite ne sera donnée…
Et surtout, le thème qui m’a fait grimacer : le départ d’un parent, le sentiment d’abandon. C’est certainement le plus gros échec de ce roman. Cath a un comportement immature qui gomme toute l’émotion que cette trame pourrait susciter, [spoiler et moment coup de gueule] je sais ce que c’est d’être abandonnée par un parent lors d’un événement marquant, pendant l’adolescence, j’ai eu une période de rébellion, mais depuis que je suis rentrée à la fac, j’ai repris contact afin de discuter d’adulte à adulte. Je ne dis pas que mon comportement est exemplaire ou quoi, chacun gère ses problèmes à sa façon, mais j’estime qu’après un certain âge, si on peut demander à nos parents de se mettre à notre place, en tant que jeune adulte, on peut se mettre à leur place également. C’est juste une logique d’échange afin de comprendre l’un et l’autre. Le fait que Cath repousse sa mère comme une gamine qui se ferme comme une huître était agaçant, mais au-delà de ça, elle refuse même d’en parler avec sa sœur jumelle et son père. Qu’elle refuse de parler à sa mère, bon, mais le reste de sa famille ? C’était nécessaire ? [/fin du spoiler et du moment coup de gueule]
Un sujet sensible pour moi et j’ai trouvé que Rainbow Rowell ne faisait pas honneur à un problème aussi riche, notamment à cause d’un personnage casse-couilles au possible.

(j’ai même préféré Reagan malgré son attitude bizarre et ses absences qui arrangent)

Le seul détail qui sauve ce roman, c’est la romance : elle est plus complexe qu’il n’y paraît, elle est tout en pudeur et faite de découvertes… en fait, c’est bien le seul fil peaufiné de Fangirl. Même si, encore une fois, c’est un peu léger.
Levi est, bien sûr, adorable et c’est certainement le personnage le plus sympathique, même si j’ai tiqué à sa réflexion contre un autre gars qui lui sort, grosso modo, que c’est honteux de se branler devant YouPorn. Alors oui, le gars en question est un pervers, mais on est en 2017 et la masturbation est encore un sujet de moquerie ? Levi n’avait pas autre chose en réserve ?

Bref, si certains moments me motivaient à poursuivre ma lecture, j’ai sauté beaucoup de passages (notamment les fanfics quand je me rendais compte qu’elles n’apportaient rien et que, exclus du monde de Simon Snow, on a du mal à saisir toutes les subtilités). Les thèmes sont pourtant parlants, c’est bien pour ça que j’ai commencé Fangirl, mais l’auteure ne propose pas quelque chose de concret et Fangirl est, pour moi, une coquille vide…
Ceci dit, Eleanor & Park m’intéresse énormément et malgré cette déception, je lirai cette histoire.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Pour les fans, Rainbow Rowell a bel et bien écrit Carry On, afin de plonger dans la romance qui lie Simon et Baz. Les lecteurs de Fangirl n’auront pas l’impression de redondance ceci dit car la trame change et c’est une histoire totalement à part.



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mardi 15 août 2017

Macbeth, de William Shakespeare,

Le général écossais Macbeth revient du combat où il a vaillamment défendu son seigneur Duncan quand, en pleine lande, trois sorcières apparaissent et lui annoncent qu'il deviendra roi. Lorsque Duncan lui rend visite pour le récompenser de sa bravoure, Macbeth, hanté par la prédiction des sorcières et poussé par sa femme, tue son hôte et s'empare du pouvoir. En proie au remords, le couple sombre peu à peu dans la folie...
Quatrième de couverture par LivrAddict.
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Aux côtés d’Hamlet, Le Songe d’une nuit d’été et Roméo et Juliette, Macbeth est une des pièces les plus connues de William Shakespeare. Malheureusement, elle ne fera pas partie de mes préférées…

Influencée par les représentations modernes et populaires, je me faisais une toute autre idée de Macbeth : quelque chose de plus sanglant, de plus violent, de plus perfide. Mais malgré la présence des trois sorcières et de l’intrigue où tout n’est que tromperie pour dévier vers le meurtre, Macbeth est surtout une pièce où la politique occupe une grande place. Hors, la politique n’est jamais aussi mal expliquée que dans une pièce de théâtre où il faut connaître suffisamment le contexte pour pouvoir se passer d’annotation. Et c’est sans compter le côté "propagande" de la pièce, similaire aux autres œuvres de Shakespeare et qui échappe quelque peu aux lecteurs du XXIème siècle.

The Three Witches from Macbeth (1775), par Daniel Gardner et ses modèles : 
Elizabeth Lamb, vicomtesse de Melbourne, Georgiana, la duchesse du Devonshire et Anne Seymour Damer.

Certains points sont réellement captivants : la présence d’une prophétie, la loyauté des hommes à l’épreuve… Mais une telle histoire prendrait de meilleures ampleurs sous la forme d’un roman. Et je donnerais cher pour une réécriture ! Enfin, on ne touche pas au Grand Shakespeare et ce vœu ne risque pas d’être réalisé, mais je peux toujours me raccrocher aux adaptations car le récit est intéressant. C’est juste navrant que le format théâtre ne lui rende pas hommage. J’étais bien plus captivée par Richard III par exemple, que je conseille.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Macbeth est la tragédie la plus courte écrite par Shakespeare. Et ça se sent, quelque part !
• Pour sa pièce, Shakespeare s’est appuyé sur les Chroniques de Raphael Holinshed qui retracent l’histoire des Îles Britanniques. Mais le dramaturge en modifie certains aspects, par pression ou par choix, par exemple : Banquo, innocent injustement assassiné, est un ancêtre de la maison Stuart, une maison à laquelle appartient Jacques Stuart, dit aussi Jacques VI roi des Écossais à partir de 1567 ou encore Jacques Ier roi d’Angleterre et d’Irlande à partir de 1603. Renvoyer une mauvaise image de la maison Stuart aurait raccourci Shakespeare d’une bonne tête...


mercredi 19 juillet 2017

Le Chant des Sorcières I, de Mireille Calmel,

En 1483, dans le Vercors, la jeune Algonde, fille de l’intendante du château de Sassenage, échappe miraculeusement à la mort après être tombée dans un torrent. Sous le choc, elle confie avoir été sauvée par la fée à queue de serpent, Mélusine… Désormais, pour la fière Algonde, rien ne sera plus comme avant. Afin d’échapper à une redoutable prophétie, elle doit percer les secrets du château : Quel mystère entoure la mort de la baronne ? Pourquoi la plus haute chambre du donjon est-elle condamnée ? Et surtout, d’où lui vient cette ressemblance troublante avec la fée ? La jeune fille s’apprête à combattre des puissances aussi mystérieuses que maléfiques…
Quatrième de couverture par Pocket.
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Pour le début de l’été, j’avais envie de me plonger dans une fiction médiévale rafraîchissante, et je me suis souvenue de cette fameuse trilogie, Le Chant des Sorcières, qui me faisait rêver à l’époque de sa sortie : devant mon lycée, il y avait une librairie (au top, en plus) et sur la porte, la libraire avait scotchée une publicité pour le premier tome. Déjà folle amoureuse de la peinture préraphaélite, j’avais été attirée par l’œuvre de Edmund Blair Leighton qui servait d’illustration pour l’édition XO (on ne juge pas un livre à sa couverture... Mais une belle couverture, ça aide, on ne pourra jamais dire le contraire).
Et le titre était plein de charme : Le Chant des Sorcières. Un titre qui fait rêver et qui est plein de promesses.


J’ai donc emporté le premier tome loin de la bibliothèque de ma mère (merci môman au passage) pour partir en 1483. Mireille Calmel est une passionnée de la Renaissance et nous communique son amour pour cette période : ce premier tome n’est pas une plongée précise dans les années 1480 car l’auteure évite le lexique trop lourd, inutilement précis et installe le contexte historique par une ambiance rustique et une plume qui sélectionne avec soin son vocabulaire.
Mireille Calmel parvient même à "rendre hommage" si on peut dire avec des hyperboles qui flattent la beauté des personnages… Trop d’ailleurs, c’est vraiment un point qui peut devenir fatiguant durant la lecture : tous les personnages principaux rivalisent de beauté, de perfection physique, tels les héros et dames des romans de Chrétien de Troyes. J’ai remarqué quelque chose de drôle d’ailleurs : Mireille Calmel décrit sans aucune peine ce qui est beau mais on sent que la plume est moins à l’aise pour décrire le laid ou le dégoûtant !
Pour rester sur l’écriture, j’ai surtout eu du mal avec ce style hachuré : certains passages sont courts, à l’infinitif et donnent une impression de rythme, mais ils ne marchent malheureusement pas toujours. C’est vraiment ce qui m’a perturbée durant ma lecture (les descriptions physiques renvoyant aux romans médiévaux).

Quant à l’histoire, elle intrigue : une prophétie hante les personnages et d’étranges créatures tirent les ficelles depuis l’ombre. Impossible de savoir avec certitude, lors de la lecture du premier, si telle créature est digne de confiance ou non, cruelle ou non, bonne ou au contraire détestable. On entre dans le vif du sujet mais le lecteur reste tout de même dans le flou, certains événements sont amorcés. Une chose est sûre : le tome suivant invite à être découvert, et le plus vite possible.

Une lecture sympathique mais où on en apprend trop peu pour pouvoir affirmer si on adore ou si on déteste, cela ne change rien au fait que l’histoire est intrigante et fait penser à une Fantasy légère qui devrait plaire aux fans de Jean-Louis Fetjaine

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Le Furon, source près de Grenoble, n’a jamais été rattaché historiquement à la fameuse Mélusine qui est une fée que la France partage avec l’Allemagne, si vous voulez donc visiter des lieux associés à cette légende, il vaut mieux se diriger vers le Nord-Est. Le Furon comme cachette de Mélusine ne se trouve que dans Le Chant des Sorcières… Mais la source existe vraiment et vaut une petite visite. Mais de loin au risque de tomber dedans aussi.
• Dans les tags, "Elfe" figure en invités : aucune créature à oreilles pointues, mais dans un folklore proche, les elfes et les fées sont un seul et même peuple.


lundi 3 juillet 2017

Le Combat de l'Épouvanteur, de Joseph Delaney,

« Le district de Pendle est infesté de sorcières, me dit l’Épouvanteur. La plupart du temps, elles se chamaillent et se tirent dans les pattes. Mais si elles s’entendent autour d’un projet commun, leur pouvoir en est grandement renforcé. Oui, voilà le pire qui puisse arriver : que les clans ennemis s’unissent. »
Les sorcières de Pendle deviennent de plus en plus malfaisantes. Le plus inquiétant, c’est que les trois clans – les Deane, les Malkin et les Mouldheel – préparent une alliance. Ensemble, ils seraient capables d’invoquer le Diable en personne ! Tom et son maître vont se rendre là-bas pour éviter le pire. Mais, avant, Tom Ward doit passer chez lui pour récupérer les malles que sa mère lui a laissées en héritage. Or, une fois sur place, il découvre que la ferme a été ravagée, la grange brûlée…
Quatrième de couverture par Bayard, Jeunesse.
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Même si les couvertures sont toutes très belles, lédition française a ce côté "grimoire" auquel je ne résiste pas.

Jusqu’à maintenant, la saga de L’Épouvanteur me laissait soit des impressions très positives, soit des impressions très négatives : Le Combat de l’Épouvanteur arrive finalement à se placer entre ces deux sentiments, faisant une lecture presque mitigée bien qu’il me laisse encore de bons souvenirs !

Je préfère commencer par le premier point négatif bien qu’il y ait un léger risque de spoil : Le Combat de l’Épouvanteur est un tome transitoire, le quatrième volet qui lance vraiment une longue aventure. Beaucoup d’événements étaient devinés et n’ont pas réussi à me surprendre et je me doutais bien de ce qui se passerait à la fin du tome. Joseph Delaney était particulièrement original jusqu’ici, mais cette nouvelle trame ne peut pas se vanter de la même qualité. Ceci dit, si le point de départ reste commun, il peut évoluer en quelque chose de vraiment génial, j’ai bon espoir que cela arrive d’ailleurs, car Le Combat de l’Épouvanteur est quand même un bon tome.

Si j’ai commencé à lire cette saga, c’est pour l’importante place qu’occupe la sorcellerie et à l’instar du premier roman, on nage en pleine magie noire. Les sorcières sont aussi nombreuses qu’à un Sabbat, déchaînées comme lors d’une nouvelle lune et aussi malsaines que des démons. Je les ai toutes adorées. Avec toujours un gros coup de cœur pour Alice qui confirme son importance.
Ce sont surtout les personnages féminins qui me fascinent dans cette saga : malgré les événements précédents des tomes antérieurs, la présence de la mère de Tom est toujours quelque part et dévoile quelques secrets. Pour être franche : la découverte de ce qui se trouve dans les malles a été vraiment un moment fort, et tout ce suspens vaut clairement le détour.
Sans oublier, bien sûr, des moments qui glacent d’effroi grâce à des créatures dignes des légendes les plus sombres...

Donc oui, je trouve que Le Combat de l’Épouvanteur est coincé dans un entre-deux : il conserve cette ambiance typique des autres tomes de la saga, conserve ce charme qui rend hommage à Halloween, mais il traîne car prépare des événements qui se dérouleront pendant plusieurs tomes. Ce tome quatre se fait un peu oublier pour vite passer à la suite et rentrer dans le vif du sujet !

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Les chroniques des tomes précédents :

samedi 29 avril 2017

Conan le Cimmérien, Le Phénix sur l'Épée et autres nouvelles, de Robert E. Howard,

Robert E. Howard n’imaginait pas un instant que le numéro de décembre 1932 de la revue Weird Tales allait faire entrer son nom dans l’histoire comme créateur de Conan le Cimmérien, barbare de l’Âge Hyborien et inventeur de l’Heroic Fantasy.

Les aventures de Conan sont une épopée haute en couleur, regorgeant d’exploits en tout genre, de personnages plus grands que nature, de décors fabuleux. Mais elles furent réarrangées après la mort d’Howard selon une chronologie arbitraire, réécrites ou modifiées par d’autres auteurs.
Il était temps de rendre son œuvre à son créateur en publiant l’intégrale des nouvelles de Conan dans leurs versions authentiques écrites par Robert E. Howard.

Ce premier volume présente les nouvelles suivantes :
- Le Phénix sur l’Épée
- La Fille du Géant du Gel
- Le Dieu dans le Sarcophage
- La Tour de l’Éléphant
- La Citadelle Écarlate
- La Reine de la Côte Noire
- Le Colosse Noir
Quatrième de couverture par SonoBook.
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Icône de la culture Fantasy, Conan le Barbare est surtout connu depuis qu’il a été immortalisé par les traits d’Arnold Schwarzenegger. On a retenu le film et les illustrations quelque peu machos, malgré tout, c’est un univers littéraire avant tout et il me plaît. J’étais heureuse de trouver l’audiobook des premières nouvelles écrites pas Robert E. Howard !
Et bien que la carrière d’Howard fût courte, bien que j’ai terminé ce premier volume, un second m’attend pour mon plus grand bonheur.

Une carte qui sera utile.

Le Phénix sur l’Épée (The Phoenix on the Sword),
Avec Le Phénix sur L’Épée, on entre dans le vif du sujet ! Un complot vise à renverser Conan, roi fraîchement couronné après avoir chassé du trône le tyran précédant et libérant tout un peuple. Mais enfin, ce n’est pas parce qu’on vit dans son palais qu’on a oublié d’être un barbare : Conan est reconnaissable avec son désir de se battre, sa franchise presque naïve et sa simplicité brutale. Conan, quand il n’aime pas, il frappe. Et j’aime cette philosophie de vie.
Mais que les lecteurs plus portés sur la réflexion ne fuient pas ! Cette première nouvelle n’est pas un enchaînement de bastons : le complot est ficelé. Mais ce qui l’est encore plus, c’est l’ambiance. Il se dégage quelque chose de cette nouvelle où on imagine l’Antiquité, l’Orient, quelque chose d’exotique (dans le sens lointain mais aussi original) : un cocktail très différent où on ne stagne pas sur l’éternelle Fantasy médiévale. Même si le travail de Robert Howard est plutôt "léger" car l’auteur a laissé peu de productions derrière lui, cela n’empêche pas son univers d’être travaillé, peaufiné.
On s’attache donc vite à cette brute qui règle les problèmes avec une arme ou ses poings mais qui possède une force de caractère qui laisse admiratif.

La Fille du Géant du Gel (The Frost-Giant’s Daughter),
Une nouvelle assez courte mais pleine de charme : comme une matinée d’Hiver en Finlande où la glace est mordante, piquante. Décidément, l’ambiance est le point fort de Robert Howard car ici, on ne baigne pas dans une lumière d’été ou de soleil ardent : on erre dans un désert de glace, rendant le décor à la fois beau et dangereux avec la touche principale : la fascinante Attali.
Comme pour la nouvelle précédente (et les suivantes), Howard développe les religions de son univers et on sent la nette influence des croyances nordiques.

Le Dieu dans le Sarcophage (The God in the Bowl),
Bon, une enquête, vous vous y attendiez ? Bah moi non plus. Et pourtant, Conan est bien pris pour le meurtrier de Kallian Publico et il va falloir qu’il se sorte de ce mauvais pas. Certes, Howard ne traite pas son sujet comme le ferait Agatha Christie ou Arthur Conan Doyle, elle a malgré tout son importance pour cette histoire : quelques points de réflexion guideront le lecteur pour démêler cette énigme, en plus d’une plongée dans les cultes religieux de cet univers.

La Tour de l’Éléphant (The Tower of the Elephant),
Une excellente histoire qui est assez émouvante. Ce qui est surprenant, c’est qu’on pourrait penser que les nouvelles de Conan pourraient être redondantes : violentes, sexy, bourrées de mythes… les ingrédients constants. Et bien pas du tout ! Certes ces mêmes éléments se retrouvent, en même temps que l’originalité (pour l’époque notamment qu’il fait partie des pionniers de la Fantasy) et pour peu qu’on s’y prête au jeu, l’émotion aussi, surtout dans celle-ci.
« En règle générale, les hommes civilisés sont plus malpolis que les sauvages car ils savent qu’ils peuvent se montrer grossiers sans se faire fendre le crâne pour autant. »

La Citadelle Écarlate (The Scarlet Citadel),
Il me faut bien une petite perte d’intérêt : La Citadelle Écarlate, à côté des précédentes, n’arrivait pas à me captiver vraiment. L’intérêt est présent, l’histoire est sympathique, mais c’est vraiment sans plus à cause d’un aspect plus brouillon, alors que Robert Howard avait conservé jusqu’à maintenant un certain souci du détail.
De plus, les complots de guerre ne sont pas vraiment ma tasse de thé et j’ai préféré les autres aventures. (et ce n’est pas pareil pour Le Trône de Fer : la géographie est mieux aboutie et les personnages sont bien plus nombreux)


La Reine de la Côte Noire (Queen of the Black Coast),
Décidément, on le comprend une bonne fois pour toutes : les serpents, c’est vraiment le mal dans l’univers de Conan ! Et Howard en rajoute une couche en nous entraînant en mer, seule décor que ses lecteurs n’avaient pas encore exploré.
Les lectrices trouveront leur bonheur dans ce monde de brutes avec une redoutable femme (qui sent bon le fantasme, mais bon) : Bêlit, reine des pirates, apporte une touche de romance qui adoucit ce récit.
Ce n'est pas un Jane Austen, mais cela reste beau et s'accorde bien à cette ambiance sauvage. Et non : on ne s’intéresse pas qu’aux seins de Bêlit, elle est plus qu’une beauté sulfureuse, rassurez-vous.

Le Colosse Noir (Black Colossus),
Une nouvelle qui verse aussi dans la romance, mais ici, quelque chose de plus pudique, de plus sensible avec la princesse Yasmela, moins "forte" que Bêlit (ou même Attali) mais qui apporte une touche féminine agréable. Avec cette présence, Conan prend plus des allures de chevalier blanc insoupçonné que du barbare. Ça change, mais enfin, ce n’est pas désagréable et ça ne sonne pas faux durant la lecture.
L’histoire, très rattachée à la religion inventée par Howard, est intéressante en plus.

Tout ça me laisse une impression très positive ! Conan le Cimmérien est une excellente surprise et je ne tarderai pas à me lancer dans le second volet qui me réserve sept autres nouvelles.


             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Conan est un héros inscrit depuis un moment dans la pop culture. Ses histoires n’ont pas été écrites seulement par la main de Robert E. Howard mais par bien d’autres auteurs comme Lyon Sprague de Camp, Lin Carter ou Robert Jordan. Certains textes premiers d’Howard ont même été retravaillés après sa mort prématurée, l’auteur s’étant suicidé à à peine 30 ans.

jeudi 16 février 2017

Merlin, de Robert de Boron,

Né d’une femme abusée par le diable, Merlin est aussi fou que sage. Ayant le privilège de connaître le passé et l’avenir, l’auguste prophète du Graal et de la grandeur arthurienne conseille et protège les rois qu’il a pris sous sa protection. Mais sa nature sauvage le pousse parfois à fuir la société des hommes pour gagner les solitudes forestières du Northumberland, ses talents de sorcier lui permettent de prévoir et de parer tous les mauvais coups et il sait à l’occasion se montrer facétieux, sournois et vaniteux.
Saint et démon tour à tour, l’enchanteur est au cœur de ce roman du XIIIème siècle qui raconte l’histoire fantastique du royaume de Logres depuis la naissance du prophète jusqu’à l’avènement d’Arthur.
Quatrième de couverture par GF Flammarion.
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« Tandis qu’elle se lamentait disant, en s’adressant à son fils, que Dieu avait toléré cette désastreuse naissance, créant en ses entrailles un être qui l’amenait au supplice et à la mort, […]. »
P. 41

Je connaissais les grandes lignes de l’histoire de Merlin grâce à l’ouvrage Arthur, Lancelot, le Graal : Le Grand Roman de Christine Ferlampin-Acher et Denis Hüe, mais je n’avais pas lu le récit de Robert de Boron. Ceci dit, connaître l’histoire avec la prose moderne, c’est bien sympathique, mais découvrir le récit de Merlin avec le charme de la narration médiévale, c’est mieux !

Merlin est un long récit qui ferait pâlir les plus belles légendes des autres terroirs : le décor s’agrémente de hauts châteaux, de cours vertueuses, de forêts vierges… Tous les ingrédients sont réunis pour un univers celtique.
[ci-contre, Viviane et Merlin, une photo de Julia Margaret Cameron.]
Quoique, celtique rime avec païen : pas une seule fois Merlin est vu comme un druide dans la version de Boron, qui est l’auteur qui a christianisé les mythes arthuriens (fun fact : le Graal n’était pas le Saint Graal chez Chrétien de Troyes, c’est Boron qui en fait le Saint Graal). Il y a donc un contexte purement religieux, propre aux récits du Moyen-âge occidental, des histoires du XIIIème siècle, ce qui n’est pas désagréable quand on connaît ce détail.
C’est comme se plaindre des morales présentes dans les romans du XIXème : Jane Eyre sera plus à lire sa Bible qu’à vous donner envie de déchirer votre corset et de défaire votre coiffure. Sauf quand Mr Rochester est dans les parages.

Forcément, si j’aime l’ambiance des légendes, il y a toujours cette ambiance assez ridicule qui va très vite : les gens qui s’évanouissent sans arrêt, les morts subites qu’on pleure pendant cinq minutes ou pendant trois siècles, les chevaliers surhumains, Superman et Batman de l’époque, qui peuvent se battre pendant une semaine sans s’arrêter… Et encore, curieusement, Robert de Boron n’est pas dans l’excès et je n’ai pas souvent éclaté de rire comme pendant ma lecture du Chevalier au Lion ou Histoires de Fantômes irlandais. De plus, même si on reconnaît le style clairement médiéval, Merlin est un récit original : un cambion qui suscite autant de respect, ce n’est pas l’idée qu’on se fait d’un héros du XIIIème.

Merlin dictant pour père Blaise.

Un livre donc assez sérieux, bien rythmé bien que finalement, plein de mystères, Merlin n’occupe pas toute la scène et disparaît à de nombreuses reprises. Je suis ravie d’avoir lu ce livre, me faisant poursuivre mes lectures arthuriennes qui ne me lassent toujours pas. Alors forcément, je rajoute Merlin dans mes participations au challenge des légendes arthuriennes !


             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Les éditions GF Flammarion proposent souvent des éditions bilingues ancien français-français moderne, mais à savoir que pour Merlin, il n’y a que le français moderne !... Avec une traduction qui commence à vieillir. Ça coupe la poire en deux !

jeudi 26 janvier 2017

Le Retour du Roi, de J. R. R. Tolkien,

Tandis que le continent se couvre de ténèbres, annonçant pour le peuple des Hobbits l’aube d'une nouvelle ère, Frodon poursuit son entreprise : il lui faut à tout prix atteindre le Mont du Destin.
Mais le Seigneur des Ténèbres mobilise ses troupes. L’ennemi est partout et Frodon doit s’engager dans un dangereux périple à travers le Pays Noir...
Les derniers combats de la guerre de l’Anneau s’achèvent dans un fracas d’apocalypse.
Quatrième de couverture par Pocket.
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« – […] Mithrandir ! cria Ingold. Mais vous arrivez avec des nouvelles de malheur et de danger, selon votre coutume, et à ce que l’on dit.
– Parce que je ne viens guère que lorsque mon aide est nécessaire, répondit Gandalf. »
P. 21

Avec ce troisième tome (que je considère comme étant le quatrième, en fait), j’achève la lecture de cette importante saga de Fantasy. Et même si je n’ai pas été transportée comme je l’avais voulu, je dois avouer que je clos cette aventure avec un petit pincement au cœur.
On retrouve donc la compagnie de l’anneau dispersée, divisée et occupée à mener à bien les projets. Si certains lecteurs se plaignaient du côté champêtre du premier tome, ce tome-là exaucera leur vœu : l’action est bien présente et les batailles s’enchaînent, les armées défilent et, bien entendu, des têtes tombent dans les camps.
Pas le temps de niaiser ici et les pages n’ont jamais tourné aussi vite : aucune trame souffre d’un temps mort et une fois attachée aux personnages (je voue désormais un culte à Eowyn), cette dernière partie de cette épopée est entraînante.

Si La Communauté de l’Anneau adoptait un ton similaire aux légendes celtes plutôt « douces », ici, on sent clairement l’inspiration des sagas nordiques : Le Retour du Roi verse dans un registre plus épique et promet une conclusion scintillante, portée par une plume toujours aussi agréable, bien qu’un peu vieillie.
Mais ce qui me marque le plus dans ce roman finalement, ce n’est pas ces batailles et ces héros de guerre : c’est la seconde conclusion qui est vraiment poignante. Il est toujours difficile de fermer un livre, même quand ce n’est pas un coup de cœur, mais Le Retour du Roi est certainement un des plus durs à reposer : le ton final est mélancolique et Sam, certainement mon préféré de tous, est dans une situation bien triste…
J. R. R. Tolkien sait dire au revoir, c’est indéniable, et même si je n’ai pas été tout à fait conquise par son univers aperçu à travers la communauté de l’anneau, je lirai les ouvrages complémentaires.

            Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Je ne comptais pas en faire mention dans ma chronique, mais vu la popularité de la saga, une petite mise-en-garde s’impose : il y a pas mal de fautes de frappe et de syntaxe dans l’édition Pocket, donc ceux qui veulent absolument une belle édition digne de leur amour pour Tolkien, celle-ci est à éviter...
• J’ai voulu faire comme pour la chronique du second tome et partager les musiques composées par Tolkien Ensemble, un groupe danois qui a donné l’air à tous les vers de Tolkien, mais puisqu’ils n’ont pas de chaîne officielle sur Youtube, la plupart des musiques sont supprimées en raison de droits d’auteurs…