vendredi 3 mars 2017

Victor Hugo vient de mourir, de Judith Perrignon,

« La nouvelle court les rues, les pas de porte et les métiers, on entend l’autre dire qu’il est mort le poète. Vient alors cette étrange collision des mots et de la vie, qui produit du silence puis des gestes ralentis au travail. L’homme qui leur a tendu un miroir n’est plus là. Tout s’amplifie, tout s’accélère. On dirait qu’en mourant, qu’en glissant vers l’abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville… »
La mort de Victor Hugo puis les funérailles d’État qui s’annoncent déclenchent une véritable bataille. Paris est pris de fièvre.
D’un événement historique naît une fable moderne, un texte intime et épique où tout est vrai, tout est roman.
Quatrième de couverture par L’Iconoclaste.
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Aperçu sur des blogs que je juge de référence comme Joyeux Drille et Les Livres de Céline, Victor Hugo vient de mourir m’intéressait beaucoup pour son sujet : les étudiants en lettres n’ignorent pas (ou dans ce cas, vous êtes de mauvais étudiants qui n’écoutent pas en cours !) que Victor Hugo est le premier auteur à avoir eu des funérailles nationales et d’une telle ampleur. Faut dire que le bonhomme n’était pas qu’un p’tit scribouillard qui passait ses soirées au bar et qu’il a même fini ses jours comme un respectable papy qui a changé la face de la France.
Si je connais un peu la fin de la vie de l’auteur des Misérables, j’avoue que je pensais être plus experte en la matière et ma déception vient du fait que Victor Hugo vient de mourir m’a complétement perdue.

Il y a une forte ambiance politique : à force de s’asseoir sur les bancs de la gauche, ceux de la droite et prendre part aux changements gouvernementaux, il va de soi que le roman aborde les questions politiques et sociales, mais finalement, je me suis sentie larguée dans ce monde où les idéaux s’affrontent.
Le livre pourrait apprendre sur le sujet mais les explications sont trop rares et je n’ai même pas pu fermer le livre tant j’en ouvrais d’autres et pages d’internet pour comprendre ce que je lisais. Ou alors je voulais trop comprendre et j’aurais dû me laisser porter…
Ou je m’attendais plus à lire quelque chose sur Victor Hugo plutôt que l’état de la France à partir du 22 mai 1885 ?


Je l’emprunterai peut-être de nouveau à la médiathèque si j’ai la volonté de le retenter, en potassant par contre mon sujet avant, car Victor Hugo vient de mourir n’est pas un roman à mettre entre des mains de novice.
Vous êtes prévenus.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• L’auteure, Judith Perrignon, compte beaucoup de biographies atypiques dans ses œuvres : C’était mon frère (2006) est à propos du peintre Vincent van Gogh et son frère Théo. L’intranquille : Autoportrait d’un fils, d’un peintre, d’un fou (2009), co-écrit avec le peintre Gérard Garouste qui est dépeint dans ce livre. N’oubliez pas que je joue (2012) co-écrit avec Sonia Rykiel, couturière qui est également le sujet du livre. Et j’en passe, bien sûr !

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