samedi 16 mars 2013

Salem, de Stephen King,

Comment une petite bourgade du Maine peut-elle, du jour au lendemain, devenir une ville fantôme ? Jerusalem's Lot, Salem, n'avait pourtant pas de caractéristiques particulières sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure, Marsten House, inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt ans auparavant. Et lorsque Ben Mears y revient, c'est seulement pour y retrouver ses souvenirs d'enfance. Mais très vite, il devrait se rendre à l'évidence : il se passe des choses très étrange à Salem. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l'horreur s'infiltre, s'étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem ...
Quatrième de couverture par Le Livre de Poche.
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Conseillé par une professeure d’arts au collège avec un résumé bref mais avec des mots très bien choisis, je n’ai pas hésité longtemps avant de piquer Salem dans la bibliothèque maternelle et me lancer dans mon premier roman vampirique (je ne compte pas vraiment C'est dur d'être un vampire par Pascale Wrzecz comme de la littérature vampirique en fait…).

Ma lecture remonte donc à plusieurs années déjà et pourtant, je me sens capable de faire une chronique globale tant ce livre m’aura marqué. Il s’agit en fait de mon premier véritable King (outre les nouvelles qu’on me lisait au lit) et j’en suis ressortie totalement conquise et par l’auteur et par la créature du vampire. Pour les lecteurs curieux qui voudraient enfin se lancer dans l’expérience du populaire auteur horrifique, Salem serait le livre que je conseillerais puisqu’il réunit tous les éléments qu’on peut attendre d’un bon livre d’épouvante. Alors certes, Salem ne réinvente pas le mythe du vampire mais garde bien sa place parmi les grands : monstres pervers, mythe classique et passages effrayants, encore aujourd’hui, certaines scènes me reviennent, [léger spoiler] comme cette interminable scène où le fossoyeur se demande si l’enfant enterré a les yeux fermés ou bien ouverts, il hésite à recouvrir de terre le cercueil, mourant d’envie de vérifier ses craintes. [/léger spoiler] Et d’autres encore…
Bref, je suis incapable de remettre en question le talent de Stephen King pour les récits effrayants depuis cette lecture fascinante.

Une illustration signée John Picacio,
pour Knowing Darkness: Artists
inspired by Stephen King.
Cela dit, faire peur, c’est bien, mais des monstres travaillés ne suffisent pas. Autrement, beaucoup de slashers d’aujourd’hui connaitraient de francs succès et pourtant, ils leur manquent quelque chose : des créatures élaborées doivent faire face à des personnages élaborés. Personnellement, même si je ne suis pas totalement tombée sous le charme de  Ben Mears comme Susan, je me suis beaucoup attachée au petit Mark et ses scènes ne manquent pas d’intérêt. Sans oublier une petite pensée pour le Père Callahan et le redoutable Barlow. Forcément, une fois liée aux personnages, une fois captivée par leurs mésaventures et plongée dans l’histoire, la recette s'est montrée très efficace. Concernant le style en lui-même, je pense l’avoir déjà mentionné dans d’autres chroniques concernant Stephen King, mais j’aime sa façon d’écrire presque désinvolte, sa plume crue et directe. Sans vouloir se montrer poétique, sans vouloir atteindre des proses lyriques, Stephen King prime surtout sur la réalité, des pensées courantes, des détails anodins mais précis… Son style est vivable, réel et renforce donc la crainte de ce que l’on pensait n’être que des légendes.

Cette chronique scelle donc l’empreinte impérissable que m’a laissé Salem, grande œuvre de l’épouvante concernant les vampires, ces créatures qui deviennent plus immortelles que jamais après une bonne lecture de ce genre. Vous l’aurez compris, je conseille vivement ce livre aux véritables amateurs de vampires.
En revanche, de déconseille fortement l’adaptation de 1979 ! Ici, l’écrivain torturé Ben Mears devient un Claude-François américain et superficiel et le touchant Mark devient une tête-à-claques, en plus d’un problème de rythme terrible et d’un rendu peu convaincant. Les seuls éléments à garder sont la scène où Danny rend visite à Mark et l’acteur James Mason.
Je me réconforte en me disant que le DVD était d’occasion.

Je garde quand même l'illustration puisque le vieux vampire est efficace en photo.
Mais pas à l'écran...

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Si certains l’ignorent, au moins ils l’auront peut-être deviné : Stephen King a été inspiré par Dracula de Bram Stoker. L’idée est partie d’une simple question : que se passerait-il si Dracula vivait un siècle plus tard, à la fin du XXème siècle ?
• Les grands fans de Stephen King savent déjà que l’auteur aime réutiliser certains de ses personnages, bien souvent en clin d’œil. C’est le cas avec Père Callahan qu’on peut retrouver dans la saga La Tour Sombre.
• Dans deux interviews différentes, Stephen King cite Salem comme étant son livre préféré parmi ses propres romans.
• Il existe énormément de villes aux États-Unis qui se nomment Salem, mais par chance pour Stephen King, aucune de celles du Maine ne porte ce nom.

samedi 2 mars 2013

Le Pas de Merlin, de Jean-Louis Fetjaine,

Au VIe siècle, l'île de Bretagne est assaillie par les Saxons, les Gaëls et les Pictes. Après la mort du roi Guendoleu, tué lors d'une terrible bataille, son jeune barde Merlin se trouve plongé malgré lui dans un complot aux conséquences effroyables.
Fuyant la barbarie, perdu dans les affres d'un amour impossible, il parcourt les royaumes celtes ravagés par la guerre, suscitant la méfiance de ceux qui voient en lui le "fils du diable". Au plus profond de la forêt, pourtant, l'enfant se découvrira de bien étranges alliés. Au cours de ce voyage initiatique, celui qui deviendra Myrddin le Nécromant réussira-t-il à percer le fascinant secret qui pèse sur ses origines ?
Quatrième de couverture par Pocket (Fantasy)
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« Quelle sorte d’homme es-tu ? Et quelle sorte de Dieu sers-tu ? Tu n’es bon qu’à prier les morts ! »
P. 156
À mon tour, je découvre Jean-Louis Fetjaine, un auteur de la Fantasy française qui m’intéressait depuis un temps. Plus connu pour ses récits elfiques (la Trilogie des Elfes et les Chroniques des Elfes), j’ai plutôt essayé des romans plus discrets et je me suis donc lancée dans la petite saga du Pas de Merlin. Rien d’insurmontable, cela dit, Le Pas de Merlin ne se compose que deux tomes qui ne sont pas des lourds pavés.
Une première lecture qui partait assez mal et qui finalement, m'a réservé de bonnes surprises, juste de quoi me donner envie de poursuivre l'aventure.

Déjà, pour les intéressés, je préfère mettre en garde tout de suite : Le Pas de Merlin (nom du premier tome) est un mixte entre fiction et documentaire, c'est donc une première entrée dans de la fantasy légère et on sent que Jean-Louis Fetjaine garde de très bons souvenirs de ses études d’Histoire Médiévale. Le dossier en introduction est d’ailleurs bien complet et m’a aidé à me repérer entre tous ces peuples celtes. Toutefois, je me suis permise de compléter la carte qui figure juste avant le premier chapitre et de la rendre plus lisible, parce que les lettres pixelisées, hein... (j’espère qu’elle sera utile pour les futurs lecteurs, si j’ai oublié quelque chose ou si je me suis trompée, n’hésitez pas à me prévenir) :
 
En revanche, rien à redire pour la liste des personnages, elle a été très utile et je suis souvent revenue dessus.
Donc je pense que vous l’aurez compris : dans ce premier tome, le contexte Historique prend le pas sur le Fantasy et est très riche, très complet. Si j’aime tant les peuples celtes, ce n’est pas uniquement pour leurs légendes et leur imaginaire, mais aussi pour leurs coutumes, leur Histoire et leurs racines. En apprendre plus sur le peuple des Pictes, par exemple, m'a fait plaisir. Mais bien sûr, comme tout peuple humain, les armées menaient des guerres, et c'est le thème principal du Pas de Merlin en fait : bataille, trahison, tradition et survie, on est face à la guerre façon bien nordique et l’ambiance est plutôt bien installée. Je déplore juste un style un peu trop simpliste que j’ai trouvé même confus à certains moments.
[ci-contre, Saint Colomba aux portes de la forteresse du Roi Brude, illustration datant de 1906, par John R Skelton]

Cela dit, il ne faut pas prendre le Pas de Merlin comme une référence historique pour autant, ni un documentaire : il s’agit après tout du personnage de Merlin et je pense que le seconde tome, Brocéliande, sera beaucoup plus porté sur l’univers fantastique. C’était un petit peu une déception d’ailleurs : on voit très peu de fantastique dans les premiers chapitres et ce n’est que lors des dernières pages qu’on se sent pleinement dans une épopée mystique. En fait, le récit va en crescendo et s’arrête à un moment crucial.

[ci-contre, la ville de Cenarth au Pays-de-Galles de nos jours]

La fin laisse entendre un changement crucial pour les personnages, notamment le héros central et j'espère vraiment un changement dans le second tome, car je n’ai pas tellement apprécié le personnage de Merlin en fait. Je l’ai trouvé presque exagéré, mature pour un enfant certes mais par moments tête-à-claques et rien ne le rendait sympathique à mes yeux. Pour être honnête, j’ai même préféré l’un de ses ennemis [spoiler] le roi Ryderc [/spoiler], que je ne vois pas tellement comme un méchant en fait, je le voyais plus comme un personnage manipulé, comme le Roi Thomas dans Les Yeux du Dragon de Stephen King : quelqu’un de jeune qui s’appuie sur les mauvaises personnes. J’espère que j’y vois juste et que ce concept évoluera dans le second tome, ce qui pourrait être intéressant, quoique après, je peux aussi lourdement me tromper et ce personnage n’est en réalité que le pire des salauds. Je verrai bien.

 
Le peuple écossais, les Pictes, sont surtout représentés avec des peintures de guerre bleues. Image tirée du film péplum Centurion (2010).

En tout cas, bien que j’avais peur de ne pas accrocher au livre après les premiers chapitres, notamment parce que j’avais du mal à me repérer et me plonger dans l’univers, mon intérêt grandissait au fil des pages et je terminerai la saga en lisant Brocéliande dès que je l’aurai acheté, en espérant que la conclusion de l’aventure de Merlin Le Nécroman me satisfera pleinement. D'ailleurs, la lecture a été un vrai plaisir avec une artiste que j'aime énormement, Loreena McKennitt. Rien de tels que ses morceaux pour être dans l'univers que décrit Fetjaine :
Je parlais de cet auteur avec Léo Elfique d’ailleurs qui m’avait vivement conseillé les lectures des fameuses sagas elfiques, ayant Les Chroniques des Elfes déjà dans ma PAL, je pense que je ne tarderai pas trop à me lancer dedans~
Couverture, The Lady of Shalott, par John William Waterhouse (1894)
Si en plus on me prend par les sentiments avec mon peintre favori…

J'en profite pour rattacher cette chronique au Challenge des Légendes Arthuriennes :

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Jean-Louis Fetjaine s’appuie sur des récits historiques et une bonne majorité des personnages ont réellement existé, comme Ryderc, Saint Colomba, Brude mac Maelchon, Áedán Mac Gabrán (ou Áedán de Daliada)... Saint Colomba a, comme dans le chapitre I Le Présage, assuré à Ryderc Hael que Dieu avait prévu qu'il mourrait dans son sommeil, chez lui.
• Bien qu'il ne soit pas question d'Arthur dans Le Pas de Merlin, j'ai quand même ajouté le tag Invité: Roi Arthur puisque la présence importante de Merlin suffit pour considérer ce roman comme un récit arthurien, en plus, il y a le futur Père Blaise.
• J’avais juste envie de dire que mon cher Works veut corriger « elfiques » par « celtiques ». Presque Works, presque.
• Pour ceux qui sont intéressés, la chronique du second et dernier tome.

vendredi 1 mars 2013

Le Tour d'Écrou, d'Henry James,

Le narrateur assiste à la lecture du journal d'une gouvernante. La jeune femme a été engagée par un riche célibataire pour veiller sur ses neveu et nièce, Flora et Miles. Orphelins, ceux-ci vivent dans une vaste propriété isolée à la campagne. Le comportement des enfants semble de plus en plus étrange à la jeune gouvernante. Elle se rend compte, peu à peu, d'effrayantes apparitions, dont celle d'un homme, un ancien serviteur, Peter Quint, qui entretenait une liaison avec la précédente gouvernante, miss Jessel. Les deux sont morts peu avant l'arrivée de la nouvelle gouvernante, mais ils semblent toujours exercer sur les enfants une attirance maléfique. La nouvelle gouvernante essaye de les en détourner.
Quatrième de couverture par Wikipédia.
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Chaque fois que je repioche ce livre dans ma bibliothèque, je repense à ce que le vendeur de Gibert Joseph m’a dit « J’ai un excellent souvenir de ce livre et si vous aimez les histoires d’horreur, vous serez servie » et pour une fois qu’un libraire ne me fait pas de publicité mensongère !

Déjà, les habitués de mes lectures comprendront mon choix pour ce titre : classique victorien et thème horreur, mettez-moi un grand guitariste avec une bonne barbe et des tatouages dans mon lit, j’arriverais plus à résister. Ou pas, en fait. Quoiqu’il en soit, le style d’écriture est une preuve à elle-même que l’œuvre date de 1898 : loin d’être un King ou un Kirkman, se rapprochant plus d’un Poe car l’action ne prédomine pas dans Le Tour d’Écrou et se concentre plus sur la psychologie et des descriptions visuelles très fugaces, de quoi perturber le lecteur dans le bon sens du terme.
Comme le bouquin est très porté sur les pensées, les personnalités, Henry James dépeint des personnages précis tout en restant réservé : j’ai aimé détester cette héroïne, cette narratrice dans son imperfection, son caractère narcissique et son autorité désabusée. Elle fait réelle avec ce côté romantique dissimulée sous son sérieux, faisant d’elle une vraie Jane Eyre prétentieuse mais aussi rêveuse, la rendant hystérique dans le sens propre du terme. Il y a aussi les enfants qui sont excellents et je pense que Le Livre de Poche n’aurait pas pu trouver de meilleur couverture que le tableau Portrait d’Edouard et de Marie-Louise Pailleron par John Singer Sargent, bien qu’ils sont bruns ici. Et bien sûr, les fantômes où toute leur magie est dans leurs apparitions travaillées, leur présence incertaine.
Portrait of Edouard and  Marie-Louise Pailleron, John Singer Sargent (1881)

Mais si j’ai aimé cette conclusion un peu envolée, celle qui nous oblige à imaginer l’explication, à trancher entre le rationnel et le spirituel, j’ai regretté par contre que l’introduction ne fasse pas balance avec une conclusion en cohérence, qu’on trouve le mot fin aux élans mélancoliques de Douglas aux premières pages. Bon, cela dit, les dernières phrases, ou plutôt, la dernière phrase a eu un véritable impact sur moi et la réflexion lui donne davantage de poids encore.

En conclusion, Le Tour d’Écrou est un court roman qui devrait satisfaire tous les férus d’histoires de fantôme dans le style le plus purement gothique qui soit, un classique nécessaire à la culture horrifique et je n’ai vraiment pas regretté cette lecture qui, bien que brève, a un côté franchement unique qu’on ne peut pas oublier.
Encore aujourd’hui, j’ai des scènes qui me hantent.



J'en profite pour faire de cette chronique ma dix-septième contribution au Challenge Victorien (dans la catégorie Charles Dickens) organisé par Arieste (mille mercis à elle d'ailleurs). Si vous voulez nous rejoindre, tout est expliqué sur cet article !






             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
Le Tour d’Écrou est considéré comme un classique horrifique mais pas la première histoire de fantôme. En revanche, durant la période où Freud avait publié ses premières théories sur la sexualité, les critiques avaient ressorti Le Tour d’Écrou et s’étaient mis à parler plus librement du contexte érotique dedans. Le film de 1959 avec la magnifique Ingrid Bergman s’applique d’ailleurs sur cette ambiance lubrique et malsaine, l’époque l’y autorisant plus que l’année du livre.
• Les adaptations n’en finissent plus d’ailleurs et pour les adorateurs de Michelle Dockery, un téléfilm est sorti en 2009 signé par Tim Fywell. 

Bilan Mensuel : Février 2013 [09],


J'avoue que je n'ai pas du tout été productive en chroniques pour ce court mois de Février mais, pour ma défense, je n'étais pas au mieux de ma forme et le temps n'aidait pas beaucoup (les deux raisons sont connectées en vérité). En revanche, j'ai réussi à terminer Un Traître à Notre Goût de John Le Carré, puis d'enchaîner avec Bilbo le Hobbit, seul livre qui a sa chronique pour l'instant, et enfin, Le Pas de Merlin de Jean-Louis Fetjaine.

Pour les achats, très bref aussi, puisque j'ai versé tout ce que j'avais sur mon compte pour un imposant livre de Fac. J'espère juste que cela me servira et ces "horreurs" auront peut-être leur place sur ce blog (depuis le temps que je dois inaugurer la section PsychoCriminologie).
Heureusement que le mois de Mars s'annonce plus joyeux~

(et moi qui voulais poster ce message avant minuit. Mince.)

jeudi 28 février 2013

The Elder Scrolls IV : Oblivion,

Alors que l’Empire s’effrite de toutes parts, les portes d’Oblivion s’ouvrent et des démons envahissent le pays.
Vous devez retrouver l’héritier du trône et déjouer le sinistre complot qui menace de détruire le continent de Tamriel.
Résumé par Bethesda.
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Comme la chronique de ce jeu coup de cœur promet d’être un chouilla longuette, je vous propose, pour vous donner l’impression de lire moins de conneries, les…

Cinq bonnes raisons d’adhérer à Elder Scrolls IV : Oblivion

   1. La liberté, ce n’est pas Elder Scrolls qui l’a inventée. Mais presque.
Qui n’a jamais râlé contre les murs transparents dans les jeux-vidéos, vous empêchant d’explorer plus en profondeur le décor ? Qui n’a jamais été frustré des contraintes durant l’évolution du jeu, vous retirant tout libre arbitre ? Et quelle féministe n’a jamais dit qu’il y en avait marre de ces héros poilus et fanatiques de bière alors que les femmes aussi peuvent manier l’épée et porter l’armure ? (Bon, la dernière était un peu forte : les femmes aussi peuvent boire de la bière)
Tant de problèmes qui nous emprisonnaient et maintenant réglés par Oblivion, la quatrième aventure de la série de RPGs fantastiques The Elder Scrolls (à noter immédiatement qu’il n’est pas nécessaire de jouer au trois précédents, chacun ayant des époques et histoires différentes). Oblivion offre donc au joueur une map gigantesque à explorer de fond en comble : villes actives, ruines hantées, forêts vierges, sanctuaires oubliés…

Constatez par vous-même.

Avec autant de liberté, le jeu serait long mais sans difficulté… Et pourtant, Oblivion s’appuie sur une petite dose de réalisme, qui m’a fait souvent grincer des dents mais, dans le fond, j’adorais ça. Déjà, un inventaire qui n’est pas illimité : au-delà du poids indiqué, vous ne pourrez plus bouger, contraint à dévorer votre garde-manger, à boire vos potions inutilement ou à abandonner des armes trop lourdes en pleine forêt. Ensuite, développer vos capacités vous demandera du temps… Attention à perfectionner les talents requis pour votre job (par exemple, un mage aura plus d’utilité à s’entraîner sur ses sorts que son maniements à la hache. Un agent devra primer la furtivité et sa précision, etc.) et vous ressentirez une grande fierté à chaque pas accompli. Mais aussi des armes qu’il faudra chouchouter où elles deviendront inutilisables, etc.
En clair, de nombreux dilemmes attendent ceux qui veulent se lancer dans l’aventure.

Mais d’un autre côté, ce taux de liberté important apporte un détail que je reprocherai à Oblivion : le jeu ne possède aucun tutos et pour les novices, c’est le largage total. En clair : vous ne savez pas comment crocheter une serrure ? Démerdez-vous. Vous ne savez pas comment améliorer votre inventaire ? Démerdez-vous. Vous ne savez pas comment mener à bien telle ou telle quête ? Démerdez-vous. Vous ne savez quelle capacité augmente votre jauge de magie ? Mais démerdez-vous !
On se retrouve paumé et il faudra tâtonner pour comprendre toutes les ressources du jeu. Autant dire qu’elles sont nombreuses. Est-ce rassurant ou non ?

 Un petit aperçu de la fiche personnage.

   2. En terme graphique, c’est mieux qu’un Picasso : les visages sont horriblement moches, les décors sont absolument sublimes.
Il faut avouer que le décor est la première chose qui saute aux yeux dans ce jeu. Car bien que sorti en 2006, les graphismes restent assez impressionnants et vous plongent dans une vraie promenade de santé, la fatigue en moins. Forêts, châteaux délabrés, marais, villes médiévales, plages et landes brûlées… On peut par contre râler sur une certaine monotonie : la map est grande mais le registre du décor reste trop souvent dans le même ton et il m’a fallu un certain temps d’habituation pour différentier certains lieux.



On retrouve aussi une monotonie assez agaçante dans la musique : la BO d’Oblivion n’est pas vraiment fameuse et on s’en rend compte après une dizaine d’heures de jeu. Il y avait certains moments où je mettais le son de la musique au minimum tant elle finissait par me sortir par les oreilles. En revanche, les bruitages sont travaillés et sont assez efficaces pour installer l’ambiance, tout comme les effets du vent, de l’eau…



Concernant les personnages, les années passées du jeu se font plus ressentir de ce côté-là. Un certain joueur m’a d’ailleurs confié que les gardes étaient si moches qu’il ne pouvait pas s’empêcher de les frapper, histoire de les amocher un peu plus. Tandis que d’autres (je ne cite pas de nom, Nasha) s’appliquent à faire des héros particulièrement hideux, avec des cheveux verts et des sourcils épais. Cela dit, on s’habitue vite et cela devient même amusant, je me souviens d’un personnage qui se fait surnommer "Le Moche"… Alors que je ne voyais pas de grosses différences entre lui et les autres.

La preuve.

   3. Gandalf cherche encore à squatter la liste des amis Facebook du Héros de Kvatch.
Pour les non-connaisseurs, le « Héros de Kvatch » est le premier surnom qu’on donne à votre personnage (les villageois ne sont pas assez intimes pour vous appeler par votre prénom, après tout) et autant dire que son épopée n’a rien à envier de celle de Frodon. Déjà, Bethesda Softworks a monté son propre univers indépendamment et même si on retrouve les grands classiques de la fantasy comme les elfes, les minotaures (fuyez, pauvres fous), zombies… Oblivion nous offre aussi un récit personnel avec un style propre et unique. Un détail révélateur, il existe dans Oblivion une foule de livres que le joueur peut lire si il désire en apprendre plus sur les relations ethniques, l’Histoire de Tamriel ou même des pseudo-romans et contes populaires !
On sent qu’il y a tout un travail derrière et je ne suis pas surprise de voir que certains joueurs ont retranscris leurs aventures en histoire : il y a effectivement de quoi écrire des tomes entiers. Voire de s’en inspirer pour rédiger d’autres aventures !


Concernant la quête principale, les portes d’Oblivion sont comme des cousines éloignées de l’œil de Sauron (d’où ma référence au Seigneur des Anneaux), mais en plus petites, plus nombreuses et plus chiantes. Partez du principe que ce sont des portails vers une sorte d’Enfer et après cinq ou six portes fermées, je vous avoue que je m’étais lassée de la quête principale et mon Héros de Kvatch est parti en vacances faire des quêtes ailleurs.
C’est le principal défaut de la quête principale en fait : le début est particulièrement monotone et il faut s’armer de courage avant que cela devienne assez intéressant (une fois qu’on a suffisamment fermé de portes pour pouvoir passer à autre chose, en fait).


Les autres quêtes sont très hétérogènes mais toutes appréciables dans leur globalité : les plus simples sont, par chance, les plus courtes (par exemple, aller chercher des écailles de poisson pour un vieillard), d’autres demandent d’explorer des donjons et de chercher des objets. Et il y en a qui sont assez particulières et montrent bien que le jeu a un côté comique, comme par exemple un fameux village où un sorcier a rendu tout le monde invisible ! Ou alors, un autre extrême avec une quête qui est d’ailleurs une de mes préférés : se retrouver victime d’une sordide chasse à l’homme, façon Hostel en moins gore.



   4. Oblivion ne se prend pas au sérieux et il le fait bien !
Il faut avouer que les forces du Mal dans ce jeu sont les plus sympas que je connaisse. Pas de course contre la montre, pas de confrontation précipitée. La quête principale ne vous plaît pas ? Vous voulez gagner plus de level avant d’aller leur taper dessus ? Faîtes donc, aucune créature ne viendra vous embêter et vous pourrez passer des semaines entières à cueillir des fleurs avant de vous lancer dans l’aventure avec un grand A.
Comme je l’ai sous-entendu plus haut, les quêtes secondaires sont parfois plus intéressantes que la quête principale et c’est parfait car la quête principale ne nous bloque pas. Et comme annoncé plus haut, certaines quêtes donnent envie de sourire, je pense au village des invisibles, mais aussi aux quêtes Daedra : l’un d’entre eux vous demande d’aller mettre le boxon dans une soirée de grands nobles et de lancer un sort de façon à ce que tout le monde se retrouve en sous-vêtements. Comme quoi, même chez eux, les "Diables" ont un sens de l’humour spécial !

Mais l’humour de Bethesda Softworks va plus loin, avec des exemples plus discrets mais efficaces : je me souviens de ma réaction la première fois que je suis sortie d’une embuscade de flèches. Résultat : quatre flèches le ventre, mais le personnage est en pleine forme et peut courir sans problème ! (je vous garantis, voir un pantin courir avec trois flèches au cul, c’est particulier)
Normal, quoi.

Des personnages bipolaires, des citations débiles (comme des criminels recherchés qui menacent d’aller chercher les gardes si je ne déguerpis pas de leur maison)… Bref, des choses assez inattendues qui m’ont bien fait rire et je suis devenue fan des gardes (les mecs sont quand même capables de courir quatre jours à la suite à vos trousses juste parce que vous avez piqué un morceau de pain).

   5. Si vous n’en avez pas assez, vous pouvez rajouter des mods au jeu ou même les personnaliser.
Certains d’entre vous jouent peut-être au Sims et connaissent sûrement ce qu’est un mod ? Pour ceux qui l’ignorent…
Un mod est un petit plus, habituellement créée par les joueurs pour les joueurs, payants ou gratuits, à installer sur votre jeu. Dans le cas des Sims, cela peut-être des meubles, des maisons, des coupes de cheveux voire des personnages : grâce à un mod, on peut incarner Pamela Anderson durant sa partie ! (Mais seulement si c’est votre truc.) Dans le cas de Bethesda Softworks, les mods peuvent être des armes, des armures, des maisons et parfois même des quêtes nouvelles entièrement créées par des joueurs !
Personnellement, j’en fais toujours bon usage et je chevauche maintenant en licorne ou en loup géant, avec l’armure de Sauron ou celle de Pyramid Head de Silent Hill… De l’inédit quoi !

Ces mods-ci sont gratuits et peuvent être trouvés (avec d'autres) à Wiwiland !

Voilà, ce roman est donc à présent terminé et il me reste encore la chronique de Skyrim à poster… Pour ceux qui veulent des informations sur ce jeu, des questions sur des points peu clairs ou des aides, sachez que je suis toujours disponible pour les amis geek !
Et bien sûr, je n'oublie pas que c'est ma chère Cani' qui m'a fait découvrir ce jeu. Pour la peine, je te ferai des bébés loups à foison. Encore une fois. ♥

Les screens viennent de ma propre partie. Je me fiche un peu des histoires de copyright, mais c'était juste pour l'information.

             Quelques anecdotes sur ce jeu,
• À titre d’information, The Elder Scrolls se divise, vous l’aurez compris, en plusieurs histoires. On en compte à ce jour 5. Le premier étant The Elder Scrolls : Arena, le deuxième étant The Elder Scrolls : Daggerfall, le troisième étant The Elder Scrolls : Morrowind, le quatrième donc The Elder Scrolls : Oblivion et enfin le dernier en date The Elder Scrolls : Skyrim, sorti en France le 11 novembre 2011.
• Une version du jeu qui fête ses 5 ans est sortie tout récemment avec deux disques additionnels : le premier étant The Elder Scrolls IV : Knights of the Nine et l’autre, The Elder Scrolls IV : The Shivering Isles. À noter que chaque volet de The Elder Scrolls connaît son ou ses disques additionnels.
• Un petit conseil personnel : Oblivion existe sur PC mais également Xbox et PS 3, je conseille tout de même la version Pc puisque les mods ne concernent que les ordi et que les graphismes sont plus travaillés que les consoles de salon.

jeudi 7 février 2013

Bilbo le Hobbit, de J. R. R. Tolkien,

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux.
C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…
Quatrième de couverture par Le Livre de Poche.
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« Excusez-moi de vous avoir fait attendre ! » allait-il dire, quand il vit que ce n’était nullement Gandalf, mais un nain avec une barbe bleue passée dans une ceinture dorée et des yeux brillants sous son capuchon vert.
Aussitôt la porte ouverte, il entra tout comme s’il était attendu. Il suspendit son capuchon à la patère la plus proche et dit avec un profond salut : « Dwalïn, pour vous servir ! »
P. 17

Acheté à Noël pour ma mère qui est une véritable fan de Tolkien (dans cette édition, oui, la moins chère quoi), j’avoue que je ne pensais pas que le lirai Bilbo le Hobbit avant elle. À croire que l’ambiance du film tout récemment sorti m’a définitivement conquise et que je voulais absolument plonger dans l’histoire originale, découvrant par la même occasion mon premier roman de Tolkien.

Qu’on se le dise encore une fois, Bilbo le Hobbit est une aventure avant tout adressée aux enfants et je ne m’attendais donc évidemment pas à des batailles épiques, des événements sérieux et donnant dans le heroic fantasy à la limite chevaleresque. Bilbo le Hobbit est une petite histoire fraîche et innocente, le genre de livre qu’un adulte doit lire à ses enfants en mettant du cœur dans son récit, ses imitations et ses dialogues pour en faire vraiment une aventure exceptionnelle. Quand finalement vous avez l’âge de lire tout seul, Bilbo le Hobbit réclame beaucoup d’imagination : j’ai regretté quelque peu le manque de détails, les événements s’enchaînant trop rapidement tout en sachant que c’était un roman jeunesse, c’est pourquoi je m’attarde encore sur ce que j’imaginais durant ma lecture, ressavourant les souvenirs inventés.

Là où j’avais bien du mal à me raccrocher, c’était sur les personnages : Bilbo Baggins, déjà, est le héros typique d’un petit conte fantasy, ressassant ses soucis, changeant au fur et à mesure pour atteindre une apogée enviée par ses compagnons (ou presque…). Mais malgré cette esquisse un peu brouillon, enfantine, je l’ai trouvé relativement touchant malgré tout.
Ce que j’ai réellement regretté, en revanche, c’est le manque de détails sur les nains. Hormis Thorïn, Balïn, Kíli, Fíli, Dori et Bombur, on ne sait rien sur les autres et certains n’ont même aucune réplique de tout le roman ! Et encore, seul Thorïn et Bombur sortent vraiment du lot, avec des caractères plus distincts, laissant les autres partager trop de points communs, trop de réactions globales… Quitte à ce que cela grignote une centaine de pages de plus, je n’aurai pas dit non à plus d’interactions et de moments nainesques dans la Thorïn et Compagnie !
Et je suis sûre que, enfant, j’aurai eu le même avis.


Heureusement que des artistes sont là pour exaucer mes vœux, s’inspirant du film de Jackson pour les caractères, à droite d'ailleurs, PabutteGO propose une réponse du pouquoi du comment Kíli est devenu brun dans le film.
N'oubliez pas de rendre visite à la galerie de Barukurii, qui a fait les deux premières images, cette artiste est juste superbe. 

D’ailleurs, si vous ne regrettez pas que la plupart des nains servent de meubles parce que vous ne vous en sortez toujours pas au niveau des noms, ne vous inquiétez pas, le traducteur lui-même s’emmêlait les pinceaux, comme le prouve cette petite erreur à la page 186 :
« Après, ce sera Kíli, Oïn, Gloïn et Dorïn. »
Celui qui trouve l’erreur sans vérifier aura droit à un martapage super sexy avec des nains barbus et velus dessus.

Mais rassurez-vous, Tolkien lui-même se trompe à un moment, prétendant que Fíli est plus jeune que Kíli alors que ce n’est pas le cas, confondant les deux frangins. Par chance, il y a les grosses forcenées comme moi qui perdent leur temps à concevoir des petits schémas qui peuvent se révéler utiles, si vous le souhaitez :
De plus, je ne sais pas si c’était le style que Tolkien s’imposait ou une mauvaise traduction, mais je trouvais certains passages étaient brouillons, confus… Parfois, on ne savait plus trop de qui on parlait, mais je suspecte vraiment la qualité de la traduction en fait.

Cela dit, avant qu’on me sorte que ma chronique n’est qu’un amas de critiques négatives d’une littéraire frustrée et refoulée, je tiens à préciser le point principal : l’histoire m’a définitivement emballé et si je râle sur la brièveté du récit, c’est bien que je voulais qu’il dure plus longtemps. Donc vous avez seulement le droit de m’appeler littéraire frustrée.
Bilbo le Hobbit réserve de très bons de retournements de situation, des idées originales (le chapitre 9 est juste magnifique pour ce fameux moyen de transport) et reste une lecture agréable, originale et les émotions n’en restent pas moins fortes, puisque j’ai ri, j’ai pleuré et je me suis sentie aux côtés des personnages durant l’aventure.


Mais désormais la fameuse question : vais-je me lancer enfin dans Le Seigneur des Anneaux ? Ah ah. Peut-être pas cette année, peut-être pas l’année prochaine, mais un jour, qui sait ? Si je devais choisir un prochain Tolkien, je songeais plutôt au Silmarillion ou les histoires extérieures à propos des Terres du Milieu, même si certains me conseilleront peut-être la célèbre trilogie de Tolkien pour être définitivement familière à son fantastique univers.
Bref, je verrai bien par la suite…

Pour finir, je dirai juste que lire le dernier passage où apparaît Smaug le dragon sur cette musique de Skyrim. Bah. C’est magistral, c’est pas de la rigolade.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Bilbo a souvent changé de nom à travers toutes les traductions françaises, passant de la version originale qui est Bilbo Baggins, à Bilbo Sacquet voire Bilbo Bessac. Son prénom passe aussi de Bilbo à Bilbon dans certaines versions.
• Tolkien avait du mal à s’entendre avec ses éditeurs, écrivant Dwarf Dwarves au pluriel au lieu de Dwarfs comme l’exigeait la règle. Tolkien suivait pourtant un raisonnement logique (et même avant de connaître ce fait, j’étais persuadée que le pluriel de dwarf était dwarves) mais depuis quelques temps déjà, dwarves est de plus en plus utilisé (comme on peut le voir ici). Cela dit, le pluriel que Tolkien voulait vraiment utiliser est en réalité dwarrows, voire dwerrows.
• Je le précise au cas où, puisque j’étais l’une des premières à me poser la question quand j’ai appris cet été que Peter Jackson prévoyait une trilogie : oui, Bilbo le Hobbit n’est qu’en un seul tome et ceux qui auront lu et vu les œuvres comprendront qu’elles se complètent plus ou moins. J’espère juste que Jackson s’attardera plus sur la conclusion. Si vous voulez mon avis, j’aurai adoré un volet sur la bataille que mène Balïn contre les Goblins. [spoiler] Parce que dans le fond, on sait tous que j’aime pleurer et que voir Balïn, Ori et Oïn périrent à leur tour m’aurait arraché toutes les larmes de mon corps. [/spoiler]

mercredi 6 février 2013

Bilan Mensuel : Janvier 2013 [08],


L'année a commencé, les semaines passent et je repousse encore et encore tout au lendemain, ce qui explique le petit retard de mon bilan de Janvier. Cela dit, comme je n'ai aucune blague à faire parce que ce mois est passé à toute vitesse pour moi, je ne regrette pas trop de faire un vrai bilan.
Bien que ce soit malheureux.

Mes lectures de ce mois-ci sont donc :

Les chroniques d'Harry Potter et la Chambre des Secrets et de Premier Amour sont déjà disponibles, mais il faudra attendre un peu pour L'Aliéniste.

Et concernant les nouveaux invités, ils sont aussi au nombre de trois :
Ça mouflonne le russe à plein tout ça. J'aime.

Donc voilà, c'était pas super palpitant, j'espère que Février me laissera plus de temps pour dire plus de conneries, c'est urgent.