samedi 21 avril 2012

Angelica, d'Arthur Phillips



La naissance d’Angelica aurait dû apporter le bonheur aux Barton. L’accouchement marque au contraire le début du cauchemar : Constance doit désormais éviter tout rapport intime. Lorsque, au bout de quatre ans, Joseph décide que leur fille dormira dans sa propre chambre et non plus au pied du lit conjugal, Constance comprend que son mari ne peut plus réfréner ses désirs. S’installe alors dans la maison un climat de tension, exacerbé par l’atmosphère oppressante du Londres victorien, et bientôt Constance perçoit des odeurs et des sons étranges, entrevoit un fantôme…
Surnaturel ou égarements ? Qui de Constance, Joseph, Angelica ou de l’exorciste Anne Montague détient la vérité ?
Quatrième de couverture par Pocket
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The book is a lie !
Que je m’explique. Tous les mots-clés de ce livre m’ont tout de suite attiré, moi, la grosse obsédée de l’époque victorienne, la folle de psychologie, la mordue de surnaturel… Et l’idée d’analyser un problème psychologique en départageant les superstitions et la science à cette époque, je veux dire : le challenge est prometteur tout de même ! Il faut savoir que même en 1870, si les gens ne voulaient plus croire que les crises de folie étaient l’œuvre du Diable, on traitait les fous à coups de canne et on les enfermait dans des cages jusqu’à ce qu’ils se calment. Le sujet était donc très, très alléchant.

Au final, je me rends compte que j’attendais peut-être un peu trop d'Angelica. Le roman se passe en quatre parties, les quatre traitant du même événement de vie commune mais de points de vue différents, c’est-à-dire depuis le regard de Constance, de l’exorciste Anne Montague, du mari Joseph et enfin, de la petite Angelica. L’idée en elle-même est très intéressante, surtout avec des personnages aussi riches.
J'accorde toujours de l'importance aux relations entre personnages d'un récit et surtout de leurs  vis personnels (c'est parce que j'aime bien me faire passer pour Madame Je-Sais-Tout et ricaner de l'ignorance des personnages). Par exemple, du point de vue de Constance, le mari n’est qu’un monstre pervers et égoïste, mais du point de vue du mari, il s’agit d’un homme désespéré qui ne comprend pas pourquoi sa femme a peur de lui, qui veut savoir si elle l’aime encore. Et oui j’ai été très touchée par Joseph Barton qui est le personnage le plus émouvant dans ce livre selon moi.

Alors, si ce livre a tout pour plaire, qu’est-ce qui cloche exactement ? La longueur déjà, un problème de rythme. Il faut avouer que relater le même passage durant tout le roman n’est pas un exercice facile, malgré tous les efforts d’Arthur Phillips.
Ensuite, le plus important de ma déception : tant de promesses pour au final, un roman qui m’a laissé lasse la plupart du temps. Sans révéler la clé de l’intrigue… Il n’y a pas vraiment de réponse à la fin du livre, vous devrez faire votre propre interprétation. Ça ne me dérange pas d’imaginer la fin, c'est toujours instructif, mais les dernières pages m’ont donné un sentiment d’œuvre inachevée en fait. Peu de recherches également sur la psychologie, sur les visions victoriennes de ces femmes hystériques et les relations conjugales. Les notions sont là, mais sans être creusées. Ce qui est bien dommage…

Donc au final, c’est un livre où mon enthousiasme s’est emballé un peu trop vite, un peu trop fort. Je n’en retiendrai que les personnes qui sont des portraits complexes et intéressants, l’idée de l’intrigue qui était un excellent départ mais qui n’ont pas été gâtés par ce roman qui fait très incomplet.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Le roman a été approché par Mitchell Lichtenstein, un réalisateur américain. C'est celui qui a réalisé Teeth, le film racontant l'histoire d'une fille dont le vagin est pourvue de dents... Si ça se trouve, son interprétation d'Angelica peut donner quelque chose de bien. Mais aucune nouvelle pour l'instant.
• Il s'agit du troisième roman d'Arthur Phillips et les avis sont très partagés (sur Amazon, 10 internautes ont noté le livre 5/5 alors que 7 l'ont noté 1/5). La Fnac, ils sont moins sympas : 4 avis l'ont noté 1/5.

vendredi 20 avril 2012

La Mécanique du Cœur, de Mathias Malzieu,

Édimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve...
Un conte initiatique cruel et merveilleux.
Quatrième de couverture par J'ai Lu.
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Une couverture soignée, un résumé original, une époque qui me fascine… Je n’ai pas réussi à dire non à l’œuvre la plus connue de Mathias Malzieu. Je me suis demandée ce que ce livre si chétif pourrait bien me murmurer en seulement 155 pages et l’air de rien, comme les choco fresh qui sont trop petits mais bien trop délicieux (ça devrait être interdit par la loi ces trucs abominablement bons), La Mécanique du Cœur offre un récit qui sort de l’ordinaire et se révèle être un véritable petit bijou de la littérature française.
[ci-contre, la bouille de l'auteur, véritable hériter de Baudelaire aux mots magiques]

Ce n’est pas un collier en or qui supporte deux kilos de rubis et de grenats, ce n’est pas une parure historique avec les plus grosses émeraudes de la Colombie, La Mécanique du Cœur, c’est la délicate chaîne en argent, la perle minuscule mais éclatante dans un écrin noir, c’est le petit livre qui se glisse entre les gros pavés et attend de conquérir un lecteur assez curieux et moins méprisant car cette tranche anorexique réunit en fait les pages d’une romance peu commune où chaque ligne est un vrai bonheur car embellie par une plume unique et musicale.
Au fil de ces paragraphes qui tiennent plus de la chanson que du récit, Mathias Malzieu nous sert un conte pour grands enfants où les personnages sont hauts en couleurs et pleins de surprises.

La planche qui a servi pour l'édition anglaise sous le titre de The Boy with the Cuckoo-Clock Heart
Bon courage au traducteur pour saisir toutes les nuances et jeux-de-mots de Malzieu.

À commencer par le protagoniste, Jack, unique personnage de la littérature qui peut se vanter d’avoir une horloge qui protège son cœur. Cœur fragile et sensible, cet handicap n’empêche pas Jack de vivre pleinement sa vie et son courage l’amène à s’opposer aux règles que Madeleine, la sage-femme et mère adoptive, lui impose. Ce caractère le pousse donc à aimer, à fréquenter une école, mais surtout à entamer un voyage jusqu’en Andalousie pour poursuivre envoûtante Miss Acacia. Véritable oiseau espagnol, la petite chanteuse est séduisante, pimpante et surtout... Myope comme une taupe.
Si les deux amoureux sont attachants, le roman ne tourne pas seulement autour d’eux, j’ai beaucoup aimé Madeleine et les révélations qui qui sont dévoilées [spoiler] le fait par exemple qu’elle refusait que Jack tombe amoureux pour pouvoir le garder auprès d’elle : bien sûr que je l’ai trouvée égoïste au début, et puis, par la suite, je l’ai surtout trouvée très émouvante [/spoiler]. Et je n’oublie pas l’inventeur, le romantique, le dénommé Georges Méliès qui accompagne Jack durant son voyage et qui m’a faite sourire à de nombreuses reprises.
Tous font un assemblage coloré, léger et presque enfantin. Avant que la conclusion ne vienne éclairer leurs desseins, leurs défauts et leur humanité.

Miss Acacia dans notre monde s’appelle Olivia Ruiz, mais elle reste toujours aussi sublime.

Bien que le roman se déroule en 1888, le contexte historique se fait en fait peu ressentir : il n’y a que très peu de place pour l’historique dans l’histoire de Little Jack car son monde et sa réalité sont engloutis par son imagination, ses rêves et la beauté de Miss Acacia.
Cela n’empêche pas l’univers d’être charmant et complet par ses descriptions imagées et caricaturées, les contours du Londres victorien sont accentués comme ceux de l’Andalousie pour nous entraîner un peu plus loin dans l’imaginaire de Malzieu où l’innocence est portée par un côté sombre et tragique insoupçonné.
Car si le début fait réellement conte avec une maturité discrète, la conclusion de l’histoire de Jack s’y oppose avec un ton très différent, marquant un contraste frappant. Sans en révéler plus, vous pourriez être surpris par la cruauté du récit de cet auteur.

Le roman peut être court, le souvenir qu’il laisse est loin d’être bref ou fugace et c’est un véritable coup de cœur qui double la découverte de l’auteur et chanteur Mathias Malzieu.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Mathias Malzieu est également le chanteur du groupe français Dionysos, le roman est lié au CD du même nom. 
• Après le roman, après le CD, les fans l’attendaient : le film est sorti le 5 Fèvrier 2014 dans les cinémas français. Mon gros regret est que le graphisme est très différent du clip Tais-Toi mon Cœur qui était très sympathique. Ici, le film donne plus un côté "poupon" qui me rebute un peu mais je me laisserai peut-être tentée un de ces quatre car les extraits arrivent à me convaincre.
(cela dit, je ne vais pas râler, car cette affiche m’a tenu compagnie et ma remonté le morale à la gare d’Avignon car mon train avait plus d’une heure de retard et j’étais frigorifiée par la météo adéquate à la saison de Noël.)

• Georges Méliès n’est pas qu’un nom (d’autant plus que c’est le seul  personnage du livre qui a un nom complet), c’est surtout l’un des premiers cinéastes a avoir créé des effets spéciaux et qui a impressionné le public de 1902 avec son film Le Voyage dans la Lune.
• Le roman est semi-autobiographique dans le sens où Malzieu reconnaît s’être inspiré de sa relation avec Olivia Ruiz et de son enfance pour écrire ce livre.

Un Homme au Singulier, de Christopher Isherwood,


Dans ce roman brillant, pénétrant, à la fois drôle et douloureux, Isherwood explore le sujet qui lui tient le plus à cœur. Son personnage principal est un Anglais vieillissant qui vit en Californie, un professeur que séparent de ses élèves l'âge et la nationalité, et du reste de la société son homosexualité assumée, lucide. Cet autoportrait légèrement transposé, sarcastique et amer, peinture sans fard de la condition d'un homosexuel individualiste dans un monde conformiste et grégaire, est aussi une âpre méditation sur la solitude humaine. On retrouve dans ce livre la vivacité, l'humour, mais aussi le goût des ambiguïtés sexuelles et des personnages marginaux propres à l'œuvre d'Isherwood.
Quatrième de Couverture par Fayard
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J'avoue que Christopher Isherwood est un auteur dont je n'avais jamais entendu parler auparavant et que les méditations d'un homme sophistiqué mais dépressif ne sont pas le genre de roman que j'ai l'habitude de lire.
Alors comment je suis tombée dessus ? Parce que j'ai été absolument charmée par le téléfilm Christopher and His Kind qui retrace un événement de la vie de l'auteur (incarné par Matt Smith, d'où mon intérêt pour le film). En flirtant un peu avec la liste de ses œuvres, Un Homme au Singulier fut mon premier choix, car le moins difficile à se procurer. Et à partir de là, je m'installe entre les wagons dans mon train, pour 4 heures de trajet. Je savais où le train m'amènait, mais ce livre que je tenais dans les mains, j'en avais pas la moindre idée.

Bien que j'ai eu un début un peu difficile avec le style de Christopher Isherwood, j'ai réussi à m'y habituer durant ma lecture sans trop de problèmes. 
Il y a parfois des petits détails dans un livre qui nous emballent immédiatement, et dans Un Homme au Singulier, c'est le réalisme qui tout de suite m'a charmé. Cet homme du nom de George, dont nous explorons les pensées les plus intimes, n'a rien d'exceptionnel, il mène une existence dont la banalité est frappante et la vie ne lui fait aucun cadeau. Pourtant, George est cultivé, il est d'une intelligence remarquable et les pensées, qu'il partage sans le savoir, nous fascinent, nous intéressent, car elles nous concernent également. 
Loin d'être moraliste ou imposant, ce roman nous offre plus l'initiative de réfléchir comme George le fait durant le roman. Isherwood ne nous oblige pas d'être d'accord avec son personnage, il nous raconte une histoire qui semble simple aux premières approches mais qui éveille des questions quotidiennes et importantes. J'ai été très émue personnellement en constatant toute la solitude de George et de me sentir en même temps très proche de lui. Le bouquin fait l'effet d'écouter un ami de longue date dont on ignorait tout et qu'à la fin, on se découvre une multitude de points communs, à notre grande surprise. Je ne pense pas être la seule à avoir eu cette impression durant ma lecture. Je n'espère pas tout du moins, ou les précédents lecteurs sont passés à côté de beaucoup de choses fantastiques.
Vous avez sûrement entendu la citation "finir un livre, c'est un peu perdre un ami". Un Homme au Singulier est, pour moi, le roman définitivement raccroché à cette phrase tellement vraie. 

En gros, le roman résume toutes les pensées durant une seule et même journée d'un homme sensible qui voit la beauté dans un monde désolé qui redoute la Troisième Guerre Mondiale. Un homme qui est vu comme un "monstre" dans ces rudes années à cause de son homosexualité affirmée alors que les familles respectables autour ne sont pas plus heureuses ou épanouies. Un professeur terriblement intelligent mais incapable d'offrir toutes ses précieuses connaissances à ses élèves ignorants. Bref, un roman d'une grande tristesse mais subtil et instructif.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Une excellente adaptation est sortie dans les cinémas français en Février 2010, signée par Tom Ford et mettant en scène l'impressionnant Colin Firth et la talentueuse Julianne Moore. J'ai vu le film après avoir lu le roman et de mon point de vue, Tom Ford a réussi à conserver tout le charme que Christopher Isherwood a placé dans son œuvre. Je dirai même que le film complète le roman : les deux œuvres ne font qu'une, selon moi.


Carmilla, de Sheridan Le Fanu,



Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXème siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.
Lorsque surgit  d'un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l'héroïne. 
Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu'une inquiétante torpeur s'empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla... Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout "par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain".
Métaphore implacable de l'amour interdit, Carmilla envoûte jusqu'à la dernière ligne... jusqu'à la dernière goutte de sang !
 Quatrième de couverture par Le Livre de Poche 

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Comme quoi, le succès de Twilight n'a pas que des mauvais côtés puisque les éditeurs en ont profité pour rééditer tous les livres possibles sur les vampires. Dracula a eu droit à des relifting étonnants à n'en plus finir et ses ancêtres étaient de nouveau sur le marché, dont la fameuse Carmilla, par Sheridan Le Fanu.

Que dire de ce livre à part que j'avais deux euros dans la poche et que je l'ai acheté durant une balade comme on peut acheter une glace en chemin. Un p'tit creux littéraire en somme. Et très vite englouti au final.
Le résumé de Livre de Poche résume toute la situation de départ et la suite du scénario est sans surprise. Il faut savoir que c'est un roman très classique, avec des personnages presque caricaturales. Je citerais Laura en exemple, l'héroïne, qui est la parfaite jeune fille d'une famille respectable du XIXe siècle. Pourtant, malgré cette galerie de personnages un peu fades, le charme est bien présent pour ceux qui acceptent de se prêter au jeu. Le plus remarquable, selon moi, c'est le décor : les descriptions ne saturent pas et pourtant, un peu d'imagination suffit pour voir les scènes vécues par cette malheureuse famille isolée dans le froid. Si le style de Le Fanu est parfois un peu brumeux, il reste tout de même accrocheur. On note aussi que le récit est à la première personne, la "marque" du roman gothique dans toute sa splendeur.

Au final, ce petit roman n'en fait pas des tonnes et nous administre une dose juste et efficace d'angoisse. Peut-être un peu trop faible puisqu'on oublie un peu vite ce récit qui fait à peine 115 pages. Mais personne ne pourra nier le fait que Carmilla est en réalité la source d'inspiration de bien des récits d'horreur que l'on connaît de nos jours et qu'il s'agit d'une œuvre qui mérite un peu d'attention. Et les amoureux des vampires passeront quand même un agréable moment.

             Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• Contrairement à ce que l'on dit, Carmilla n'est pas le premier roman vampirique de l'histoire et a été précédé par Le Vampire écrit par Polidori en 1819. En revanche, il est l'un des romans à avoir inspiré Bram Stoker pour Dracula.
• L'épouse de Le Fanu, Susanna, meurt vers 1858 et l'écrivain en sera affecté jusqu'à sa propre mort. Certaines incohérences du roman Carmilla sont mises sur le compte de cette dépression encore tourmentée par des cauchemars et des hallucinations.



Portrait d'un Vampire aigri,


Loin de Lestat et de son épicurisme, loin de Dracula et de son romantisme, le Vampire aigri n'aime personne et préfère passer ses journées dans le cimetière d'un asile où il exerce la profession de croque-mort. La solitude pèse lourd même sur les cœurs morts et son maigre paradis se résume à du papier et de l'encre.
Le Vampire Aigri ne lit que des sujets qui l'intéressent et est un brin trop pointilleux. Il crache son venin sur les livres que tout le monde aime et préfère s'énerver contre ses libraires qui ne trouvent jamais les ouvrages qu'il veut.
Le Vampire aigri poste ses avis sur des livres qu'il a lu et ne demande pas le votre. C'est juste pour sa mémoire qui sature un peu et vous donner de bonnes idées de lecture, car la Fnac n'a aucun goût et Amazon préfère les bestsellers. Il est surtout particulièrement maniaque et rangera ses articles correctement.

Bref, vous n'aimerez certainement pas ce Vampire aigri, en revanche, vous partagez certainement son amour pour les romans. Et vous aimerez peut-être ce qu'il y a sur les étagères de sa crypte.