lundi 31 juillet 2017

The Witcher 3 : Blood and Wine,

Blood and Wine est l’ultime extension de The Witcher 3: Wild Hunt, un RPG primé se déroulant dans un vaste univers fantasy en monde ouvert. 
Entrez dans la peau de Geralt de Riv, tueur de monstres professionnel, et explorez Toussaint, une lointaine contrée épargnée par la guerre, où vous lèverez le voile sur le terrible secret derrière la bête terrorisant le duché. Démêlez l'écheveau complexe des pistes au cœur d'un mystère que seul un sorceleur pourra élucider, tout en survivant au mal tapi à la faveur de la nuit. Blood and Wine introduit une région entièrement inédite à parcourir, de nouveaux personnages et des monstres uniques, et offre plus de 20 heures d'aventures riches en sombres desseins, rebondissements, romances et supercheries.
Résumé par Steam.
---


Exceptionnellement pour le jeu de Witcher 3, je chroniquerai les DLC avant de m’occuper du jeu de base : il est donc primordial d’acheter Witcher 3 : Wild Hunt et non le DLC Hearts of Stone d’abord si vous voulez y jouer. Il s’agit d’une aventure bonus ajoutée après la sortie du jeu.
La chronique de Witcher 3, le jeu de base, n’est pas prête pour la simple et bonne raison que je n’ai pas fini la trame principale avec Ciri : il me manque le dernier chapitre et croyez-moi, je vais faire durer ce jeu !
Mais pour ceux qui découvrent l’univers du Sorceleur, ma chronique ne rimera à rien, donc je vous renvoie vers le premier tome et sa suite, et le premier et second jeu pour en savoir davantage.

Je suis peut-être facile, mais il est clair que pour moi, ce DLC mérite largement son prix Game of the Year (ce qui, je le reconnais, est ironique puisqu’il s’agit d’une extension), mais je suis quand même frustrée, peut-être parce que je l’ai trop aimé, Blood and Wine mérite d’un jeu à lui tout seul. Une trentaine d’heures de jeu sont promises sur les terres du duché de Toussaint, pourtant, je ne suis pas la seule joueuse à me dire qu’une centaine d’heures n’aurait pas été de trop afin de perfectionner cette trame.
La trame, c’est la grande richesse de ce DLC car on rejoint à un thème cher à la saga du Sorceleur : choisir un moindre mal. Rien de manichéen, votre choix se fera selon vos jugements, vos impressions. Complète, la quête est faite d’enquêtes, d’émotions, de romance, de trahisons… et de beaucoup de vampires sortis de contes de fées, mais les contes de fées d’époque, pas les versions Disney. 
Une histoire qui captive et qui entraînera les joueurs dans son atmosphère coloré qui sert de vernis à un monde sanglant.


Les choix sont loin d’être évidents, pour ma part, j’ai joué à l’affectif. Sans trop de spoils : j’ai adoré la fameuse Bête de Beauclair, même si un vampire a toute son importance par rapport aux autres : Régis ! Ce même Régis dans la saga littéraire et que j’avais adoré tout du long. Mais malgré le rôle de sorceleur, chasseur de monstres, le jeu vous laisse mener votre propre barque : vous pouvez épargner le monstre ou lui faire payer ses crimes, vous pouvez sympathiser avec les vampires ou au contraire être sorceleur jusqu’au bout. Aucune fin ne connaîtra de véritable happy ending de toutes façons... D’ailleurs, si le jeu mérite presque d’être un titre à part, c’est qu’il y a tout de même une frustration sur la fin, car il se termine de façon abrupte et la liberté se restreint au fur et à mesure de la quête, ce qui est extrêmement dommage !
Je tiens à me justifier avec la version complète mais spoils obligent, donc : [spoil de toute la quête du DLC] avec mon pseudo, il était tout naturel que je me range du côté des vampires, déjà parce qu’on retrouve Regis, laissé pour mort dans le dernier tome de la saga littéraire, mais sauvé par un vampire du nom de Dettlaff van der Eretein, rien que pour ça, je le remercie de ramener notre vampire préféré. Dettlaff devient la Bête de Beauclair après avoir tué quatre chevaliers, Geralt est bien entendu engagé. Comment Régis peut-il être ami avec un vampire sanguinaire ? Tout simplement parce que les motivations de Dettlaff différent de la soif de sang : son amour, Rhena, a disparu, kidnappée par un groupe qui fait chanter le vampire. Il reverra sa dulcinée saine et sauve en exécutant les meurtres commandés. Grâce à Geralt, Dettlaff apprendra que ce chantage n’était qu’une supercherie menée par Rhena elle-même car il s’agit de la sœur aînée de la duchesse de Beauclair et elle a été bannie de son royaume injustement. Sylvia Anna, de son vrai nom donc, a juré vengeance et a décidé que sa meilleure arme serait un vampire supérieur… Le joueur a donc plusieurs possibilités : tuer Dettlaff en considérant qu’il est le principal coupable et réconcilier les deux duchesses ou au contraire faire payer Sylvia Anna en la livrant au vampire, s’attirant par la suite les foudres de la duchesse de Toussaint. Pour moi, si Sylvia Anna m’a fait de la peine, Dettlaff m’a bien plus émue, ne méritant pas la mort. De plus, quand on fait chanter un vampire et qu’on l’utilise à son insu, les conséquences ne sont jamais simples… Sans compter que, en obligeant Régis à tuer Dettlaff, il devient un paria et est exclu des autres vampires. Et j’aime trop Régis pour le condamner à ça. [/fin du spoil de toute la quête du DLC]
L’histoire est donc un vrai coup de cœur : un vrai récit vampirique, bien plus abouti que la quête du premier DLC, Hearts of Stone, et qui occupera bien les sorceleurs pendant plusieurs heures. 


Ce qui fait la force de ce DLC, c’est également son atmosphère : l’équipe a bien relu les romans de Sapkowski et a réussi à représenter la magie qui se dégage du duché de Toussaint. Nouveau lieu signifie nouvelle map et là, rien à voir avec Velen, Skellige ou Oxenfurt ! Toussaint est un subtil mélange entre l’Italie noble et le sud de la France. On ressent clairement l’inspiration de la Provence, de la Renaissance, de Venise, de la Haute-Loire sous un soleil éternel et une lumière vive (en plus de références comme le cimetière de la mère Lachaise). Dévorez Blood and Wine en été, ça fera vos vacances avant l’heure.
L’inspiration se retrouve aussi dans les items et j’avoue que j’ai ri pendant un bon moment : Geralt délaisse oignons crus, patates rabougries et quignons de pain pour se nourrir de bœufs bourguignon, de la ratatouille, des quiches au poisson, des baguettes au camembert, des soufflés au chocolat, des croissants au miel (Yennefer serait tellement fière de cette alimentation distinguée)… Sans oublier que pour étancher sa soif, le duché de Toussaint, pays du vin, propose tant de boissons que votre inventaire deviendra une cave à vins.
Sans oublier les gardes qui grignotent leur baguette au beau milieu pour leur casse-croûte et leur accent méditerranéen. 
Pour parler plus "guerrier" et moins "culinaire", vous aurez l’occasion de découvrir les équipement de sorceleurs de grand maître ! Et de les teinter, au passage. J’étais juste triste de constater que ce ne sont pas les armures et les armes les plus puissantes du jeu... Mais ça a le mérite de changer un peu la garde-robe de Geralt, sans oublier les armures des preux chevaliers. Au-delà du stuff, une autre section peut être sur-améliorée par rapport au jeu de base : les mutagènes, vous permettant de perfectionner des aptitudes en magie, en combat ou en vigueur.
Même si vous terminez The Witcher 3 avant, vous aurez encore la chance d’évoluer comme lors des premiers niveaux dans ce DLC.

Alors oui, les villes sont colorées avec leurs maisons bleues, jaunes, rouges, orange (comme en Occitanie !), les jardins verdoyants et fournis, les statues et autres œuvres d’art qui font des rues des musées… Vraiment, Toussaint est un duché superbe où on a envie de revenir dès qu’on le quitte.
Mais ces allures de contes de fées sont trompeuses : rien de très terrifiant, mais on se rend vite compte que la féerie du lieu sert de cadre à des histoires bien plus sombres. Ce contraste arrive à son paroxysme à un moment donné de la quête principal, d’ailleurs…


Avec ce DLC qui clôt l’aventure de The Witcher 3, CD Projekt achève son travail avec un brio éclatant. Ils peuvent être fiers de chaque élément : gameplay, histoire, ambiance, graphisme, sens de l’humour… Ils rendent (enfin) un hommage digne de ce nom à la série de Sapkowski et enterre les deux jeux précédents qui déformaient l’histoire initiale. Un DLC-conclusion dont ils peuvent être fiers !
En tout cas, ils m’ont fait pleurer ces cons.


             Quelques anecdotes sur ce jeu,
[petit risque de spoil] Dettlaff van der Eretein, plus connu sous le surnom de La Bête de Beauclair, partage son prénom avec le nom de famille d’une des artistes qui ont travaillé sur les character design du DLC, Marta Dettlaff. Une jolie façon de remercier son travail impressionnant ? Peut-être~ ça me réconforte en tout cas dans l’idée que ce vampire est un personnage très apprécié par l’équipe.



1 commentaire:

  1. Rah, mais non, madame le vampire ! Ça va pas du tout ça ! Il ne faut pas me faire baver comme ça, c'est que je n'ai toujours pas la config requise pour y jouer moi ! :( Déjà que le 2 a encore bien du mal...
    En tout cas, c'est sûr, ça donne envie - Régis !!! *fanboy incoming* - et puis au moins en attendant, je peux savourer les joulies photos de vacances à Toussaint ! (comme ces gosses qui ne savent pas lire et qui profitent des images des livres en attendant de pouvoir déchiffrer le texte)
    Et puis bonne continuation pour la quête de Ciri, après des années, la petite famille se verra-t-elle enfin réunie ?

    RépondreSupprimer