« Ma conscience a mille langues, et chaque langue raconte une histoire, et chaque histoire me condamne comme scélérat. Le parjure, le parjure, au plus haut degré, le meurtre, le meurtre cruel, au plus atroce degré, tous les crimes, poussés au suprême degré, se pressent à la barre criant tous Coupable ! coupable ! »
Ô roi criminel, maître des cruautés et des traîtrises, la démesure de ton ambition t’a fait commettre les pires violences. Souviens-toi de tes victimes, le roi Henry VI, Clarence, son frère, les deux jeunes innocents exécutés dans la tour de Londres, Buckingham et tant d’autres, crains leur vengeance, car après le crime vient le châtiment, Marguerite l’a prédit...
Quatrième de couverture repris sur LivrAddict.
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« De la sorte, je couvre la nudité de ma scélératesse à l’aide de vieux lambeaux dérobés au Livre sacré, et j’ai la mine d’un saint tout en donnant à plein dans le rôle de démon. »
P. 97
Pour ma première chronique dans le domaine du théâtre, je tape dans du haut, dans du connu : le très adoré, ou très redouté, Messire Shakespeare, avec son redouté, ou en fait adoré, Richard III. J’avais déjà plus ou moins approché Shakespeare avec des extraits de Roméo & Juliette, de Songes d'une Nuit d'Été, mais Richard III est celui où je me suis le plus investie.
Une chose est sûre : je ne suis pas devenue une passionnée Shakespearienne après cette lecture. Cela dit, retenez que ma chronique concerne uniquement une lecture, je n’ai jamais vu de représentation, je ne note pas les adaptations vues, je ne critique pas l’œuvre complète de Shakespeare mais uniquement mon expérience avec la lecture de Richard III. Forcément, je n’ai pas eu de foudroyant coup de cœur... Cela dit, ce fut une bonne lecture et une approche assez enrichissante.
Mon avis se mitige en fait à cause d’une opposition bien marquée : j’ai adoré l'histoire, j’ai adoré les personnages mais l’œuvre est tellement condensée que la rapidité m’a laissée sur ma faim. Voir une adaptation m’aurait laissée une impression bien différente je pense. J’aurai aimé plus de passages entre Lady Anne et Richard par exemple. Cependant, je n’oublie pas que les moments très forts sont ponctués par des répliques géniales et cinglantes, la joute verbale entre Lady Anne et Richard pour mentionner le meilleur mais également l’accusation de Richard contre Hastings, les malédictions de la Reine Marguerite et j’en passe...
Le personnage de Richard est aussi fabuleux, combien de fois j’ai ri tout en l’insultant à voix haute ! Et puis cette cour qui l’entoure, l’ascension qui le porte... Je garderai un très bon souvenir de cet antagoniste mis sur le devant de la scène.
Bon, Shakespeare, ce n’est pas encore le grand amour, mais son pari est réussi dans le fond : je vais chercher pour voir une adaptation théâtrale de Richard III et avoir une nouvelle approche avec cette pièce.
Quelques anecdotes sur ce bouquin,
• L’édition Aubier est sympathique car bilingue, ce qui permet une comparaison et d’avoir le plaisir de lire l’anglais d’origine tout en trichant avec la traduction française qui n’est pas d’une qualité mauvaise (et par chance un peu modernisée).
• La majorité des personnages de cette pièce sont des personnages historiques : Richard III, ancien Duc de Gloster, Clarence , les Princes de la Tour... Cela dit, la Guerre des Deux Roses est représentée de façon plus dramatique et tous les événements sont condensés : ne citez pas cette pièce dans un devoir d’histoire, vous risquez de passer pour un gland.
• La majorité des personnages de cette pièce sont des personnages historiques : Richard III, ancien Duc de Gloster, Clarence , les Princes de la Tour... Cela dit, la Guerre des Deux Roses est représentée de façon plus dramatique et tous les événements sont condensés : ne citez pas cette pièce dans un devoir d’histoire, vous risquez de passer pour un gland.































